L’équilibriste de la vie

17 mai 2016

N’as-tu jamais remarqué comme notre vie ressemble à des montagnes russes ?

Comme on est parfois si haut qu’on ne pense à rien d’autre que l’instant présent et que quelques minutes plus tard on dévale une pente vertigineuse qui ne semble pas vouloir s’arrêter …

On dit d’ailleurs qu’on est au creux de la vague. Quelle bien jolie expression pour designer un état bien plus moche.

Le déni est certainement la première phase de ce processus. Se dire que tout va bien alors qu’on sait que rien ne va plus. Se dire que c’est impossible pour nous, que nous on est beaucoup plus forte que ça. Que ça n’arrive qu’aux autres ces situations là.

Mais il faut se rendre à l’évidence et ce matin le couperet est tombé. J’ai vu l’inquiétude dans les yeux de mon médecin traitant quand j’ai refusé son traitement de 4 mois. Non je ne prendrais pas d’anti-dépresseurs.

Oui je fais une dépression.

Oui je le savais avant même de venir le voir mais je ne voulais pas me l’avouer.

Pourquoi ?

Parce que je ne suis pas une fille dépressive. Je suis une fille enjouée, pleine de vie, qui aime vivre à 1 000 à l’heure. Qui aime prendre le temps d’apprécier le soleil qui lui caresse la joue. J’ai de beaux enfants en pleine santé, un mari attentionné. Un job. Une maison. Une piscine. Des Stan Smith rouges.

Toi qui lis ces mots, tu te dis que j’ai tout pour être heureuse. Et tu as raison. Mais je ne suis pas malheureuse.

J’ai juste un trop plein d’émotions négatives que je n’arrive plus à absorber.

L’année 2016 a été déjà bien trop riche en évènements pour moi, ce n’est pas la première fois que je vous en parle ici. Et la semaine dernière il y a eu deux grosses gouttes qui m’ont fait chavirer. Entre l’histoire avec mon ex et ma liste de vie, mon palpitant s’est emballé, se serrant dans ma poitrine et battant bien trop fort.

J’ai eu peur. Très peur. Je me suis vue mourir d’un infarctus sur mon canapé en une fraction de seconde. Puis s’est passé.

Et s’est revenu le lendemain. Et le sur-lendemain. Et chaque jour depuis mercredi. Accompagné d’un mal de crâne horrible et d’un irrépressible envie de pleurer toutes les larmes de mon corps sans aucunes raisons. Parce qu’il faut bien se l’avouer, si tu pleures comme une madeleine en matant “Fear The Walking Dead” t’es pas loin du bout de ta vie.

C’est pour cette raison que ce matin j’ai consulté, parce que mon corps faisait des siennes et que je ne voulais pas masquer quelque chose de grave juste par peur d’entendre la vérité.

Je vais bien physiquement.

Mon cœur aussi. J’ai des douleurs articulaires qui oppressent ma cage thoracique mais c’est dut au stress.

Moi qui déborde de vie, aujourd’hui je déborde de larmes. Impossible d’arrêter le flot. Les gouttes perlent sur mes joues et embuent mes yeux.

C’est passager. Je ne vais pas rester comme ça éternellement, je ne me supporterais pas.

Je vais vite remonter en selle et redevenir celle que j’étais. Je dois apprendre à vivre, comme 2016 le veut.

J’ai perdu un bras en Janvier et il m’est difficile de vivre sans mais je dois y arriver.

Je suis tombée de la hauteur de la Tour Eiffel en Mars et mon corps est encore tuméfié.

En avril ne te découvre pas d’un fil et en mai fait ce qu’il te plaît...

Bref Juin arrive vite pour me remettre du baume au cœur, car ce blog est devenu bien maussade depuis que cette nouvelle année est entrée dans ma vie.

Aujourd’hui je me donne le droit de pleurer pour évacuer. Aujourd’hui seulement. J’ai besoin d’objectif pour avancer vous le savez.

Demain après-midi, (je vous le souffle à l’oreille mais chuttttt ) j’ai un rendez-vous avec une maison d’éditions d’un nouveau genre pour mon string fushia. Alors c’est une petite maison qui édite en numérique via une application Smartphone. Mais leur concept est vraiment sympa et se serait un bel exercice pour l’écrivain en herbe que je suis. Alors je ne m’y vois pas déjà, de peur de me prendre encore un parpaing dans la tronche, mais j’ai hâte d’y être et d’échanger avec eux.

Vous me répétez souvent de ne pas lâcher. Vous êtes mon moteur, celui qui me permet d’avancer dans les méandres de l’édition.

Mais là, je suis fatiguée. Épuisée de me battre contre des choses que je ne comprends pas, tout simplement parce qu’il n’y a rien à comprendre… Mais quand, comme moi, tu as besoin de savoir POURQUOI, c’est dur de concevoir qu’il n’y ai pas de raisons qui t’incombent.

C’est comme quand tu te fais larguer et que le mec te dit: ” Nan mais le problème c’est pas toi… C’est moi ! “

J’ai besoin de positif autour de moi en ce moment, alors je vais m’éloigner des réseaux sociaux (essayer) et ne lire que des statuts Bisounours parce que la peine des autres me submerge et me bouffe.

Je vais bien ne t’en fais pas, j’ai encore des trucs à te raconter comme ce fameux jean qui me fait un cul d’enfer !

Stay tuned !

Je vous embrasse.

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6 Commentaires

  • Répondre Elisabeth Culot 17 mai 2016 sur 10 h 38 min
    Oh quel beau témoignage que celui ci ma belle. Et ce putain de correcteur de mot qui ne me.laisse pas écrire ce que je désire.
    Si un jour tu te.poses la question de savoir qui tu es renseigne toi sur les personnes hypersensibles. …
    Je pense que cela raisonnera en toi comme il y a deux jours mon amie me l à fait résonné en moi.

    Depuis je comprends mieux POURQUOI je suis comme cela. Je ne suis pas encore dans l acceptation car je suis aussi en dépression et que moi cela fait déjà bien longtemps que mon médecin M a casée. Et je suis en dépression car cette société n est pas pour moi et à présent j arrive en douceur à savoir POURQUOI.
    Maintenant y a plus qu a comme on dit.

    Je te souhaite réellement toute la reconnaissance que tu mérites pour demain et si tu le sais reviens nous voir pour des articles de vie tellement vrais et sincères et c’est peut être très bête mais je suis bête parfois et j’adore ça, mais un jour j espère pouvoir te rencontrer. .. à la fnac je te le souhaite derrière un banc pour me.signer ton livre,mais en toute simplicité avant tout pour échanger et apprendre à vivre la vie tout simplement

    Gros bisous ma belle

    Élisabeth …. la petite fée

    Et si tu veux sans souci m écrire …il y a le mail et notre fameux face de bouc

    Prends soin de toi avec tà manicure d enfer

  • Répondre Marionle6tron 17 mai 2016 sur 11 h 18 min
    On peut parler des jeans qui te font un cul d’enfer parce que bon j’ai pas encore trouvé de 501 en taille 50 du coup je galère un peu 😉
    Trève de plaisantage on est là, et même si ce n’est que virtuel, on est là et on pense à toi…

    Je suis encore toute retournée de tes deux précédents postes donc si le prochain pouvait nous parler de ces fameux jeans et/ou de ce concept de maison d’édition ce serait top… et j’attends toujours que tu me trouve les stan smith en doré 🙂

  • Répondre Vanessa 17 mai 2016 sur 14 h 23 min
    Même si on ne se connaît pas et que ce ne sont pas les mêmes problèmes que je rencontre, comme toi, je suis arrivée au trop pleins de négativité autour de moi… j’en ai pris conscience et j’essaie de relativiser (mais plus facile à dire qu’à faire…)
    Le pourquoi n’est pas le plus évident à faire émerger car ce peut être plusieurs “pourquoi” mais la prise de conscience d’un problème est déjà un grand pas vers la résolution de celui-ci.

    Tu es une personne entière et vraie (ça se ressent) et je te souhaite que tes rêves se réalisent et que ton string puisse être connu de tous 😉

  • Répondre lesbilletsdefanny 17 mai 2016 sur 20 h 47 min
    Prends bien soin de toi, je garde confiance… Tu sais que je crois en toi, et c’est sincère.
    Bises !
  • Répondre La Carne 18 mai 2016 sur 11 h 30 min
    prends soin de toi!
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