Le string fushia, version retardataire

3 juin 2016

Tu le sais je t’en ai parlé ici, je suis en train d’écrire mon roman afin qu’il devienne une histoire adaptative. Dans ce processus, je me pose souvent la question :

ET SI afin de trouver de nouvelle alternative…

Ici je me suis posée les questions suivantes :

Et si Zoé n’avait pas d’enfants?

Et si elle arrivait en retard au resto?

Et si l’histoire est géolocalisée à Toulouse ?

Le chapitre 1 reste le même à part quelquse modifications pour localiser l’histoire sur Toulouse. Je te mets à partir du chapitre 2 …

Bref voilà ce que j’ai écris, dis moi si tu aimes cet avant-goût !

wish

2

                   Je ne comprends pas, j’ai beau partir dans les temps, j’arrive toujours à la bourre. Faudrait que j’arrête de rêvasser sur le chemin ou de geeker sur mon Iphone en marchant, j’irais surement plus vite. Je n’ose même pas imaginer le savon que Clarisse va me mettre quand elle va me voir passer le seuil de la porte avec quinze bonnes minutes de retard. Et lui sortir le coup du quart d’heure toulousain, même pas on oublie direct, si je ne veux pas faire lapider sur place.

J’écrase ma clope sur le trottoir avant d’arriver devant le resto, un petit coup de menthe fraîche pour cacher mon haleine de cendrier froid et je suis prête à entrer en scène. J’ai l’habitude de venir ici, ce n’est pas loin de notre agence et on y amène souvent nos clients pour signer les contrats. Un endroit chic et branché, alliant le charme d’un bâtiment mythique de notre ville avec une rénovation aux goûts du jour. Bâtie en 1912 cette ancienne imprimerie se dresse majestueusement à l’angle de la rue Gabriel Péri et est notre repère.

Tel le lapin blanc dans Alice, je saute de marches en marches en montant les escaliers et pousse la porte du Télégramme. Je pense à l’excuse la plus plausible à sortir à ma meilleure amie quand un goujat me pousse violemment en sortant du restaurant. Pas le temps de maugréer qu’il est déjà en bas des escaliers, son portable vissé à l’oreille.

J’hallucine quoi ! Le mec, tranquille, il manque de me faire me retrouver le cul par terre et même pas il s’excuse ! Même pas un « Pardon », ni même un regard ou un geste de remords. J’aurais pu tomber du haut de mes échasses à semelles rouges, lui il se barre tranquille sans même me prêter attention !

Je vais le zieuter, et dès que je le vois rentrer je lui fais bouffer son Iphone et sa chemise de bucheron ! Non mais oh je vais lui apprendre moi, comment on traite les femmes. Remise de mes émotions, je me dirige vers notre table habituelle pour y retrouver Clarisse et Daniel qui m’attendent sagement.

J’interpelle Clarisse avant de lui laisser le soin de me faire la morale sur mon retard et faire diversion :

– Tu as vu ? dis-je complètement affolée.

– Quoi ? me répond mon amie surprise de cette question.

– Le type là, qui m’a bousculée quand je suis rentrée ! Il m’est littéralement rentré dedans quand j’ai poussé la porte, et ne s’est même pas excusé. J’hallucine quoi ! Va falloir que je parle au boss, la clientèle commence à laisser désirer ici !

-Ah non je n’ai pas vu désolé, mais raconte. Il était comment ? Il était beau au moins ?

Clarisse, celle qui cherche toujours à me caser depuis que je suis célibataire. Pour elle on ne peut pas vivre heureux seul. On doit avoir quelqu’un dans sa vie, sous peine de finir vieille fille à chats. Mais moi, mon célibat me va ! Il ne me pèse pas plus que ça. Je suis libre de butiner de fleurs en fleurs et j’aime ça ! Pas de prise de tête, de caleçons sales à ramasser, de ronflements à supporter, de match de rugby à se fader. LA LIBERTE ! Le célibat c’est la vie, la vraie ! Et quand tu as un petit besoin, ben un coup de Tinder ou de Meetic et hop une petite soirée girly et c’est reparti comme en quarante non ?

– Franchement Clarisse, j’ai failli me casser la gueule du haut de mes Loub’s tu penses vraiment que j’ai pris le temps que regarder s’il était beau gosse ou pas ? Et puis je vais te dire un truc, quand on porte une chemise à carreaux style bucheron canadien, on ne peut PAS être un beau gosse. NO WAY !

– Ah Marc te voilà, tu es revenu, dit Clarisse en s’adressant à l’homme arrivant dans mon dos.

Je me retourne pour lui faire face, en prenant grand soin de passer ma langue sur mes dents pour effacer toutes traces éventuelles de mon rouge à lèvres. Célibataire épanouie oui, mais pas nonne non plus. Alors si ce beauf est potable, je compte bien le mettre sous ma couette.

Hasard du destin ou grosse blague de Lucifer, mais le mec posté devant moi porte la plus belle chemise à carreaux que je n’ai jamais vue. La vie est vraiment mal faite, parce qu’une partie de moi a une envie folle furieuse de le gifler au milieu du restaurant parce qu’il est le pire des irrespectueux. Et une seconde partie de moi frétille devant ce beau gosse. Comment peut-il être le frère de Daniel, et son jumeau qui plus est !

– Zoé, je te présente Marc. Marc je te présente Zoé.
Clarisse la reine des présentations haut de gamme. Avec ça on va aller loin tient.

– Bonjour Zoé, dit-il d’une voix suave qui m’électrise en se penchant pour me faire la bise me laissant le soin d’humer son eau de toilette.

– Bonjour Marc, répondis-je au bord de l’extase.

C’est assez hallucinant cette emprise que ce type a sur moi en une fraction de seconde. Ça vous est déjà arrivé de tout oublier en voyant un homme qui vous plait (à part quand vous matez Brad Pitt dans Closer bien sur) ? De ne plus toucher terre ? C’est ça le coup de foudre ?

Nous prenons place à notre table et faisons mine de choisir nos cocktails. Je l’observe du coin de l’œil et j’avoue que ce que je vois par bribes me fait de plus en plus envie. Moi qui m’attendais à un diner de sosies, je suis plus que satisfaite par le beau jeune homme assis en face de moi. Contrairement à son frère il est brun, non plutôt châtain foncé avec quelques reflets couleur miel comme si ses cheveux avaient décolorés au soleil- on élimine la case prison ?- à moins que ce ne soit les reflets de l’éclairage du restaurant qui joue sur ses cheveux courts coupés en brosse.

Son visage est fin mais sa mâchoire carrée, j’ai lu dans le dernier Vanity Fair que les plus beaux hommes avaient la mâchoire de ce type, et bien ce soir, je confirme cette théorie ! Comme quoi les magasines féminins ne disent pas que des conneries. Et puis cette barbe de trois jours parfaitement entretenue, ce style négligé-contrôlé, j’adore. Elle pique juste assez pour que ce ne soit pas désagréable lors d’un baiser, quand nos joues se sont effleurées en nous disant bonjour je l’ai remarqué. J’ai l’impression de rougir en pensant à cet instant.

Les yeux baissés sur la carte des apéritifs je lève parfois les cils pour observer les traits de son visage et ses yeux, Oh Mon Dieu ses yeux, un savant mélange de bleu et de vert avec des petits pointes de jaunes. Ils sont magnifiques et son regard est très pénétrant. Quand il relève la tête de sa carte je suis surprise en plein délit de matage de beau gosse. Je rabaisse le regard le plus vite possible et m’empourpre littéralement.

Qu’il est beau…

J’ai envie mais je n’ose pas le regarder franchement dans les yeux, il me fait perdre mes moyens, sa beauté me déstabilise, c’est toujours comme ça quand un homme me plaît, encore qu’avec Marc j’ai l’impression que c’est pire que tout. Je ne suis définitivement plus la fille au string fushia, cette fille sûre d’elle, confiante, séductrice…

Mais où est-elle ?

Ce soir j’aimerai bien qu’elle soit là, qu’elle revienne, ça me faciliterait la vie de retrouver un peu de désinvolture.

Le serveur arrive et nous commandons un apéritif, les filles prennent des Mojitos et les frères un Whisky On The Rock.

Je referme la carte des cocktails et souris à Clarisse, la questionne sur les enfants et parle un peu du travail avant de nous faire gentiment rappeler à l’ordre par Daniel :

– Oh les Working Girls, c’est le week-end on ne parle pas boulot !

Un « Ok, ok » en chœur sort de nos bouches suivi d’un éclat de rire. Il n’y a vraiment qu’avec Clarisse que je me sente aussi légère, si futile, si jeune. Avec elle j’ai toujours quinze ans et ça me fait tellement de bien.

Daniel est à mille lieues de notre vie de publicitaires zélées, lui est professeur de lettres à l’université du Mirail. Un romantique fan de poésie du XVIII ème siècle qui vit sur son nuage. J’avoue que sa culture nous aide parfois à trouver des références historiques pour nos campagnes de pub…sinon il est d’un barbant.

Avec les cocktails, le serveur nous amène des petits tapas, nous trinquons à cette soirée. Et moi, timide plus que jamais ce soir, je me replonge dans la carte afin de choisir mon plat. Mon charmant cavalier, aussi mal à l’aise que moi par cette soirée arrangée fait de même ce qui nous plonge dans un silence des plus troublant.

– Oh eh les deux là, faites pas genre. C’est bon c’est la famille quoi. Zoé est comme ma sœur Marc, et toi tu es mon beauf préféré, alors ne jouez pas aux timides !

Les deux pieds dans le plat selon Clarisse ! Ça se voit vraiment qu’elle n’a jamais eu à draguer un mec elle. En couple avec Daniel depuis leurs 16 ans, comme dans les séries télé, ils filent le parfait amour, maison, enfants, chiens et grosse berline. Le rêve américain dans notre ville rose.

Clarisse, c’est ma meilleure amie, ma confidente, ma collègue de travail, on se connait depuis le berceau, nos mères étaient amies avant même notre naissance, elles étaient enceintes en même temps et Clarisse et moi sommes nées le même jour dans la même maternité. 35 ans qu’on ne se quitte pas, 35 ans d’amour fusionnel, c’est la sœur que je n’ai pas eu, Clarisse c’est mon pote, celui avec qui on boit des bières, Clarisse c’est aussi ma copine qui me couvrait quand je faisais des conneries d’ado ou quand je voulais aller dormir chez mon copain de l’époque. Clarisse c’est la femme que je voudrais être, c’est la femme que j’ai été pendant quelques années mais que je ne suis plus, une femme active épanouie, mère de famille épanouie, épouse épanouie, je l’aime tellement que parfois je la déteste d’être aussi parfaite. Et pour couronner le tout, elle est juste sublime. Deux grossesses, dont une gémellaire et elle fait encore son petit 38, des petits seins rebondis, de longs cheveux blonds ondulés, des yeux bleus océan. Clarisse c’est plus que tout ça, c’est mon âme sœur !

Et ce soir, quand elle me regarde tendrement, je lui pardonne tout…

Ce diner arrangé que je haïssais d’avance et le goujat qui m’a bousculé en entrant. Je lui pardonne son insistance pour me trouver un homme merveilleux avec qui dormir chaque soir de ma longue vie. Je lui pardonne ses coups de fils bien trop matinaux du dimanche commençant par un « ALORS RACONTE » après mes soirées un peu trop arrosées de la veille. Je lui pardonne d’être aussi belle, d’être aussi formidable. Je lui pardonne d’être une amie bien meilleure que moi.

Nous rions tous les quatre pour cacher notre malaise. Effectivement, il n’est pas aisé de faire comme si on était de la famille quand on ne se connait pas et surtout quand un mec nous plait. Mais je me décide, je saute le pas qui me sépare de Marc :

– Alors, Marc, dis-moi, tu fais quoi dans la vie ? Tu vis où ? T’étais où pendant toutes ces années pour que je ne te vois jamais ? T’es marié ? Ton numéro de sécu et carte bleue s’il te plait ?

Je finis ma phrase levant les yeux vers lui avec un grand sourire qui en dit long. Il éclate de rire avant de me traiter d’Inspecteur Gadget. Au moins nous avons les mêmes références cinématographiques c’est déjà un point commun, avant de se lancer dans un monologue me racontant qu’il était militaire et qu’il revient d’une longue mission en Syrie, qu’il est désormais à la retraite et qu’il va entamer une formation de reconversion mais qu’il doit encore se décider sur quoi …

– Je vis à Toulouse et je ne connais pas encore mon numéro de portable par cœur sinon je te l’aurais donné de suite, s’enquiert-il en me fixant droit dans le vert de mes yeux. Ce qui a pour effet de me faire rougir en une fraction de seconde et de me faire rajouter pour détourner la conversation.

– Et ton numéro de CB non plus je suppose ? Tant pis j’aurais essayé, moi qui échafaudais un vaste plan d’arnaque aux retraités, tu ne seras pas ma première victime alors !

La soirée fut bonne enfant, oscillant du rire aux larmes, les deux frères se remémorant leurs souvenirs d’enfance me tirant une larmichette ou deux tant leur complicité est grande. Bon j’avoue que le passage où Marc a enfermé son frère dans le cabanon de jardin pendant tout un après-midi d’Août, disant à ses parents qu’il était parti jouer chez son copain Paul me fait un peu froid dans le dos. Ils avaient 10 ans. Les jeux de gamins de 10 ans étaient étranges à leur époque, à moins que ce ne soit les jumeaux qui aient une relation particulière. Je ne sais pas, je ne connais pas de jumeaux, mais je trouve leurs histoires un peu bizarres quand même.

Il doit avoir un problème ce Marc, non ? Ça casserait un peu le mythe du beau gosse qu’il m’a vendu toute la soirée et j’avoue que ça m’aiderait à ne pas succomber à son charme bien trop pesant pour moi. J’ai trop peur de m’accrocher à ce genre de mec. Il a eu une carrière assez rude et il doit être un peu amoché de l’intérieur. Il a du voir des trucs innommables et tu as beau être fort, je suis désolée mais quand tu as fait la guerre ça te ronge jour et nuit. Regarde toi déjà rien que quand tu mates « Full Métal Jacket » tu cauchemarde à fond alors imagines eux, c’est pas un film, c’était leurs vies…

Et moi j’ai pas envie de tomber dans les filets du cœur d’un homme à problèmes. Oui c’est faire d’un fait une généralité mais je me connais et je préfère me préserver plutôt que de tenter quoi que ce soit avec ce beau Marc…

3

Je rentre chez moi comme je suis venue. Je n’aime pas trop marcher seule la nuit dans les rues étroites alors je hâte le pas pour rejoindre mon appartement laissant mon portable dans une poche et tenant fermement mes clés dans l’autre, histoire d’être prête en cas d’agression. Comme d’habitude je rentre chez moi sans encombre mais je n’arrive pourtant pas à me détacher de cette stupide peur qui me colle aux escarpins depuis que j’ai 21 ans.

Ce soir là, je rentrais de la salle de sport, il était environ 21h quand un homme à la carrure impressionnante est sorti d’une ruelle perpendiculaire à la rue que je remontais pour regagner mon domicile. Il portait un bonnet noir vissé sur son crâne ne laissant paraitre que ses épais sourcils et son regard de psychopathe. J’ai accéléré le pas quand il a déboulé, mais lui aussi, arrivant à ma hauteur plus vite que je ne pouvais avancer. Mon cœur battait tellement fort que j’entendais à peine ses pas derrière les miens. Je me voyais déjà morte, dépecée dans un caniveau à la Une du JT du lendemain titrant « Macabre découverte, une joggeuse retrouvée morte Rue Du Taur »

Oui joggeuse, je portais un jogging c’est comme ça qu’on dit non ?

Je n’osais pas me retourner pour voir où il était, j’avais l’impression de sentir son souffle dans mon cou, mon corps se paralysait à mesure que les secondes s’écoulaient. J’avais l’impression qu’il me suivait depuis des heures alors qu’il venait juste de franchir le croisement. Quand il m’a dépassé par la gauche, j’ai poussé un petit cri strident oscillant entre la stupeur et le tremblement. Il ne m’a pas jeté l’ombre d’un regard poursuivant son chemin et me laissant haletante sur le pas de ma porte.

Ce soir là, je me suis juré de ne plus regarder de thriller. Je n’ai pas tenu cette promesse et aujourd’hui, 14 ans après, je suis toujours en stress quand je marche seule dans la rue. Que veux-tu on ne se refait pas eihn ! Prends une accro aux films avec des tueurs en série à l’imagination débordante, ça te donne une parano qui se fait un remake de Saw à chaque coin de rues.

Mon petit rituel du soir est de checker mes messages. Comme toutes trentenaires que se respectent, je suis bien évidement inscrite sur la multitude de réseaux pour femmes esseulées qu’il peut exister et ma boite mails regorge de propositions plus ou moins catholiques. Et le soir avant d’aller me coucher, j’aime bien faire un peu de lèche-vitrine pour voir qui adopter ou avec qui ça fera tilt. Et ce soir, je reçois un message de Benjamin, avec qui je discute de manière un peu plus poussée depuis une petite quinzaine. Il a vu mon profil sur un site, puis deux, puis trois… il a du se dire que j’étais sacrément en manque, alors en grand prince il a décidé de me contacter. Son message m’a fait marrer, le mythe du sauveur j’adore et il a un petit coté Jon Snow pas dégueu alors je lui ai accordé de mon précieux temps.

Le mail de mon chevalier servant est sans équivoque possible, ce soir il veut me voir peut importe l’heure ni le lieu mais ce soir c’est mon soir, ce soir c’est moi sa star. Ce mec ne manque pas de culot et bordel j’adore ça ! Un homme qui a autant de répondant que moi et le même humour pourri ne peut-être que mon âme sœur c’est impossible autrement. En plus avec ses airs de Lord Commandant de la Garde de Nuit comment ne pas succomber à sa proposition plus qu’alléchante. Je réponds donc à son mail, lui confirmant ma disponibilité tardive mais que s’il le souhaite ma porte lui est ouverte… en grand !

A peine le temps de poser mon portable pour aller me servir un verre de vin blanc que l’on sonne à mon interphone me faisant sursauter. Qui peut bien venir à une heure si tardive ? Mon sang ne fait qu’un tour, pensant avoir été suivie et me faisant un remake d’un mauvais téléfilm, mon cœur s’emballe quand je m’approche du combiné. Je lâche un « oui » à limite de l’audible ce à quoi mon interlocuteur me répond :

– C’est moi !

Oui très bien Mr Cestmoi, mais c’est moi qui ? J’adore les gens qui pensent que tu n’attends qu’eux, que tu ne vis que pour leurs coups de fils, qui t’appellent en numéro masqué et qui te disent « c’est moi ! Ca va toi ? On se voit bientôt ? ». Euh WTF, je ne sais pas à qui je parle je ne vais te dire comment c’est passé mon dernier frottis !

– Euh… oui, une minute, je t’ouvre.

Mais pourquoi j’ai répondu ça ??? Je vais ouvrir à Mr Cestmoi ? Et si c’était un piège ? Et si c’était un violeur en série qui frappe à toutes les portes à grands coups de « c’est moi » pour se faire ouvrir. En pensant ça, je réalise que j’ai machinalement appuyé sur le bouton ouvrant la grille du bas. Ça y est je suis foutue, je vais me retrouver face à Mr Cestmoi et je ne connaitrais pas ma nuit d’amour avec mon Prince charmant. Je vais mourir seule et même pas vieille, sans chats pour me lécher le visage un fois allongée au sol. Demain la une de Jean-Pierre Pernaut titrera « Même pas ivre, elle ouvrit à Mr Cestmoi qui la tua sauvagement ! Quelle cruche »

On frappe à la porte, je sursaute et je bénis Dieu (pour une fois) d’avoir un appartement muni d’un judas. Cette magnifique ouverture sur le monde te permettant d’observer tes voisins sans qu’eux ne te voient…..

A suivre !

Alors tu aimes la nouvelles version ???

 

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