Je suis cette fille en quête

8 février 2016

C’est bien là mon problème je crois, je suis en permanence en quête de quelque chose et j’ai bien du mal à me contenter UNIQUEMENT de ce que j’ai…

Je veux toujours plus, toujours mieux, toujours plus haut, toujours plus grand. Je vis de rêves et d’envies, de passion et d’impatience.

J’aime ma vie comme elle est là n’est pas le problème, mais pour la vivre pleinement j’ai besoin de nouveautés, je me nourris de défis, j’ai beaucoup d’ambition et le goût de l’excellence, ça tu le sais je t’en ai déjà parlé. J’ai grandi avec des parents autoritaires et qui fondaient beaucoup (trop) d’espoirs en moi, leur réussite en tant que parents passaient par ma réussite à moi en tant qu’élève, enfant modèle, jeune fille de bonne famille. Tout allait bien jusqu’au jour où j’ai chuté à 18 ans et que je me suis mise en couple avec un Musulman. ERREUR FATALE, game Over, Same player shoot again…..

Je suis passée d’enfant parfait à la scolarité sans faille à pariât de la société en l’espace d’une nano seconde…. Je l’ai vécu comme un séisme dans ma maturité naissante, à 18 ans on n’est pas encore une adulte mais plus tout à fait un enfant. Je venais de quitter le nid familial pour partir à la ville étudier l’allemand, seule le soir dans ma modeste chambre de 9m², je ressassais ce que j’avais bien pu faire de grave pour devenir d’un seul coup aussi dépourvue d’intérêt pour mes parents, pour être passée de tout à rien en battant des cils. Je n’ai pas trouvé, je n’ai pas compris mon erreur, je cherchais au fond de moi ce que j’avais raté, ce que je n’avais pas fait mais rien n’y faisait je n’arrivais pas à faire la lumière sur mon erreur.

Alors à commencé une quête sans fin, un peu comme celle du Graal mais version je suis cette fille, je suis partie en quête de reconnaissance. Pour tout, pour rien, parfois, puis souvent et enfin tout le temps. J’avais besoin qu’on me dise que ce que je faisais était bien, que j’étais jolie, que je sentais bon, qu’on m’aimait… Bien sûr cette rupture et ce manque de confiance en moi naissant furent une aubaine pour le pervers narcissique avec lequel je vivais qui insidieusement me faisait me sentir belle mais terriblement seule sans lui. Il est alors devenu mon reperd, ma boussole, ma came, ma drogue. Le seul qui s’intéressait à moi car mes parents m’ont tourné le dos pendant de longues années.

S’en sont suivies des années d’une traversée du désert psychologiquement raide jusqu’à ce que ma fille fasse de moi celle que je suis aujourd’hui. Elle est née et cette bulle s’est construite à mesure où elle grandissait, c’était elle qui me rendait belle sans rien me demander en échange, elle m’aimait simplement et du plus pur des amours qu’on puisse rêver. Elle m’aimait tout simplement sans que je n’ai besoin de lui prouver quoi que se soit, elle m’aimait autant que je l’aimais.

Je n’ai pas cherché à être la meilleure des mamans du monde, ni à prouver à la mienne que j’arrivais à m’occuper de ma fille quand elle est revenue dans ma vie. J’ai juste dis que c’était MA fille et que je ferais comme JE le voulais, que si j’avais envie de lui mettre la couche à l’envers c’était mon problème. Je pense que ce jour là mes parents ont pris conscience que ces 3 ans sans eux m’avaient changé et que désormais je n’avais plus besoin d’eux pour vivre.

Je n’ai plus besoin d’eux c’est certain, je n’attends pas leur approbation même 11 ans plus tard mais voilà j’ai toujours cette quête de reconnaissance en moi…

Et elle me rend parfois malheureuse. Je suis triste quand je vois que me mère ne va même pas m’accorder un c’est bien quand je lui annonce que j’ai perdu 10 kilos, mais je souris quand ma tante me dis que ma mère lui en a parlé. Est-ce une forme de pudeur? Est-ce que le non-dit est tellement fort dans notre famille qu’on ne peut pas le briser?

J’attends beaucoup trop des gens, des personnes qui m’entourent, j’aimerais tellement qu’ils soient comme moi aussi enthousiastes pour tout, mais je me nourris pourtant de nos différences.

L’ambivalence des sentiments quelle pute!

Mon mari est tellement terre à terre et dépourvu d’ambition qu’il est mon enclume et moi je suis son ballon gonflé à l’hélium, j’espère qu’un jour il ne me lâchera pas sinon je risque de m’envoler très haut. Je sais qu’il est fier de moi, de ce que je fais mais il ne s’y intéresse pas. C’est mon jardin secret comme il dit, comprenez bien que c’est une excuse bidon de mec eihn! Il n’a jamais lu mon blog car je ne le veux pas, mais il n’a pas lu mon roman alors que je lui ai proposé plusieurs fois. Il ne lit pas certes ou que des mangas mais merde quoi! J’aurais au moins pensé, à tort donc, qu’il aurait envie de lire les élucubrations qui pouvaient traverser mon cerveau. Au début il me répondait qu’il le lirait quand il serait fini, en juin je lui ai donc reproposé, il m’a répondu qu’il le lirait en version broché….  Suite au mail de l’éditeur en octobre je lui en ai reparlé, lui ai lu le mail attendant, pendue à ses lèvres, le compliments et le regard de fierté, il a marmonné un truc du genre “top oui mais là je récolte” ( l’amour est dans Clash Of Clans tu connais ? ). J’ai ravalé mon orgueil, ma fierté naissante et mon amour propre et je me suis dis que s’il s’en foutait je le ferais uniquement pour moi.

Je me suis longtemps demandé, et je me demande sûrement encore, pourquoi j’attends autant des personnes qui m’entourent. Ne se réjouit-on pas pour les gens qu’on aime? Quand mon mari m’a ignoré, j’ai détesté ma moche-mère et son éducation froide et sans amour, je l’ai haïs d’avoir fait de cet homme merveilleux une porte de prison sans sentiment, je l’ai maudit de ne pas avoir su lui inculquer l’importance de montrer ses sentiments aux gens qu’on aime. Il m’aime je le sais, il est fier de moi je le sais, mais parfois j’aimerais tellement qu’il me le montre plus. J’aimerais qu’il soit fier de dire à ses potes, à ses collègues de boulot, ses partenaires de volley que sa femme a écrit un bouquin et qu’elle attend le retour d’un éditeur.

A croire que je lui ai annoncé que je changeais de chaussures !!!

Il n’y a que moi qui trouve que c’est quelque chose d’extraordinaire, de magique, de grandiose que de pouvoir écrire un livre qui soit éventuellement publié ?

Vendredi soir, des amis de mon homme étaient à la maison, prise d’une crise d’euphorie surement due au Mojito (au au cake olive jambon qu’elle avait amené) j’ai fais mon coming-out leur avouant que j’avais écris un roman et que j’attendais le retour de l’éditeur. Je m’attendais à des questions sur le sujet, depuis quand, comment t’es venue l’idée. Je m’attendais à des félicitations, à porter un toast, à lire un peu de fierté dans leurs yeux! Et ben vous savez quoi ?

RIEN!

Ils n’ont rien dit du tout. Devant ce manque de réaction et voyant ma frustration mon mari a changé de sujet de conversation pour couper court à cette situation inconfortable.

Moi j’ai repris une Despé et j’ai eu du mal à rouvrir la bouche avant de longues minutes et mes seules paroles ne furent que sarcasme et contradiction.

Je me suis rendue compte que les personnes qui étaient assises à ma table étaient bien égoïstes et ne savaient pas se réjouir pour moi, je me suis pris des réflexions dans les dents qui habituellement m’auraient fait sourire mais qui vendredi soir m’ont blessées.

Cette soirée m’a poussé à me questionner sur la différence: Peut-on être amis avec des personnes qui ne nous ressemblent pas du tout?

Ces gens-là sont aux antipodes de moi, nous n’avons pas les même centre d’intérêt (à part le volley pour mon mari) ni la même vie. Ces gens-là n’ont pas d’ambition et ne vivent QUE pour leur enfants. Ces gens-là ont-ils tord ou raison, là n’est pas la question chacun vis comme il veut, mais une chose est sûre nous ne nous comprenons pas. Nous avons eu une longue discussion m’accusant de vouloir toujours plus et moi raillant que se contenter d’une petite vie n’était pas fait pour moi. Je ne rêve pas de strass et de paillettes mais je ne veux pas me trimballer des boulets de regrets au pieds, ni des chaines de remords. J’ai compris que je n’avais qu’une seule vie le jour où j’ai quitté mon ex et je compte bien la remplir autant que je le pourrais. J’ai vécu en prison, en étant l’ombre de moi-même pendants 6 longues années ce n’est pas pour m’empêcher de tourner en rond aujourd’hui.

Si j’ai envie d’écrire un livre et de me rêver faisant trembler Guillaume Musso, qui ça gêne?

Au pire tu te moques de moi une fois que tu es parti et basta, tu ne casses pas mes rêves parce que tu es trop étriqué ou peureux pour en avoir et les assumer.

Moi j’ai des rêves, des envies, des passions et je compte bien les réaliser. J’encourage chaque jour mes enfants à réaliser leurs rêves, à réussir par elles-mêmes et à être fières de ce qu’elles réalisent. Chaque jour je les dispensent de cette quête de reconnaissance en les aimant comme je pense devoir le faire et pas comme les autres voudraient que je le fasse.

Je suis une rêveuse amoureuse de la vie, utopiste un brin fêlée et j’emmerde les détracteurs coincés du cul briseurs de rêves sans ambition.

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2 Commentaires

  • Répondre Julia Castel 8 février 2016 sur 17 h 32 min
    On a tous des rêves, pour ma part aussi les rêves permettent d’avancer, c’est un but dans la vie

    Et si nos rêves finissent par le réaliser, c’est une magie qui s’éclore.

    Je suis pour les rêves, je suis une grande rêveuse ^^

    Voici un très jolie dicton : “la vie est un rêve, fais en une réalité “

  • Répondre Rachel 8 février 2016 sur 18 h 20 min
    Toi je t’aiiiime… Une chose est sûre. Tu réussiras. Mieux que moi qui n’arrive toujours pas a écrire ce foutu bouquin commencé y a des années. Garde le cap et le moral. Nous sommes nombreux et nombreuses a être fiers de toi alors ne lâche rien. Et on continue de croiser les doigts 😉 ! :* <3
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