Je suis cette fille complexe

27 juillet 2015

IMG_0483.JPG

D’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours été différente des autres. A l’école déjà j’étais toujours la plus grande des filles, la nouvelle, la plus grosse…J’ai eu du mal à m’intégrer et à assumer ces différences, entre enfants on est parfois encore pire qu’entre blogueuses parentales ( ohhhhhh allez rigolez les meufs eihn …!!!) et j’en prenais pour mon grade, en face mais aussi dans le dos. J’étais mal dans peau, complexée, timide…

Être sans cesse la nouvelle n’est pas chose facile pour s’intégrer…. Alors à force de lutter en vain contre les démons intérieurs des complexes débiles, j’ai développé un des mes sens les plus précieux, celui de : LA REPARTIE !

Tantôt cinglante, tantôt souriante, je maniais le répondant de main de maître. Ce franc-parlé ne m’a pas valu que des amis mais il m’a permis de m’intégrer à la population locale.

Quand j’ai eu 14 ans, mes parents ont enfin arrêté de déménager et j’ai pu tisser des liens plus profonds avec mes congénères! Mais mes complexes se sont alors décuplés à cet âge ingrat qu’est l’adolescence…

14 ans et presque 1,80m, je chaussais deja du 41 et faisais un 40… Une extraterrestre à côté de ma copine assimilée à une Barbie version brune, même perchée sur des compensés de 10 cm elle ne m’arrivait qu’à l’épaule, de longs cheveux brillants et un petit 34 bien moulé parfait! La plus belle du collège et ce jusqu’au lycée était ma meilleure amie…

A côté d’elle, je me sentais moche, tous les mecs lui couraient aprés et moi j’assistais à ce spectacle journalier, ces parades de coqs en rut, impuissante face aux moqueries des garçons… Ils me rabaissaient, me critiquaient, me faisaient me sentir mal, tellement mal. J’étais vraiment en manque d’amour et de confiance en moi alors je faisais rire, je taclais, je prônais un je menfoutiste parfait que personne ne démasquait bien trop occupé à mater ma copine…
Au fond de moi je souffrais terriblement … En silence.

Putain qu’est ce qu’on est con quand on est ado, meme plus tard d’ailleurs…
Cette méchanceté gratuite laisse des dégâts dans la vie des plus faibles.

J’ai eu mon bac avec mention, j’ai crée un univers autour de moi pour ne plus vivre dans la réalité, je suis allée à la fac et j’ai fais une TS quand je me suis retrouvée seule dans ma chambre de cité U ….
et puis j’ai été sauvée par un homme, un pervers narcissique qui n’a eu de cesse de me faire redescendre encore plus profond dans mon trou pendant des années!
Et puis je suis devenue mère à 22 ans, j’ai découvert cet amour inconditionnel, cette sensation de manquer à quelqu’un, d’être utile, indispensable… Et j’ai commencé à vivre ma vraie vie!
Au fil du temps et à force de combats courageux j’ai quitté mon ex et j’ai rencontré un homme merveilleux.

Peu locace et avide de compliments, mais son regard sur moi me fais me sentir tellement belle chaque jour que les complexes se sont envolés le jour où il m’a regardé pour la première fois.

Je ne suis pas satisfaite de mon corps, de mon apparence, je vis avec depuis des années, j’ai appris à me mettre en valeur, à attirer le regard sur ce que j’aime, détourner l’attention…

Zoom sur le décolletté pour cacher le ventre disgracieux…

Depuis 10 mois j’ai entrepris un long parcours avec une diététicienne je t’en ai parlé ici tu te souviens?

J’ai augmenté le sport pour me sculpter le corps qui me plairait et ça marche plutôt pas mal….

IMG_0482.JPG
Ne laisse personne te juger, ne laisse personne te convaincre que tu es moche, grosse… N’écoute pas les gens qui te critiquent, ils choisissent de t’attaquer sur tes faiblesses car c’est plus facile pour eux! Sois plus forte!

C’est un peu un mantra pour mes filles, je sais à quel point les enfants sont méchants et peuvent causer des dégâts et je ne veux pas qu’elles en souffrent…

Dans ce cas là encore mieux vaut prévenir que guérir de graves blessures parfois inguérissables

Et toi tu complexes?

IMG_0484.JPG

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous devriez aimer également

10 Commentaires

  • Répondre Mélissa Blanca 27 juillet 2015 sur 22 h 11 min
    Ton texte m’a beaucoup ému… Étant complexé de mon poids depuis le collège je comprends… et la situation avec ton ex est extrêmement similaire à la mienne comme tu le sais… je te souhaite encore tout pleins de bonheurs et pour moi la même force que tu as eu! ! <3
  • Répondre Mumpascap 27 juillet 2015 sur 22 h 29 min
    Ton message m’a réellement touché … J’ai un peu vécu la même chose, jeune … Moche, grosse, “pas normale”, pas dans les clous … Puis les rumeurs, blessantes, arasantes, fatigantes … Je n’ai pas été “aussi loin”, mais je me suis fait du mal, pour contrer le mal … C’est aujourd’hui encore difficile de s’estimer comme on est, surtout après avoir vécu des choses si dures, mais j’y travaille petit à petit. Le passé est présent, il ne s’envolera pas. Les mots restent, la méchanceté ne s’efface pas. On apprend à vivre avec, simplement.

    C’est très touchant ce que tu écris. C’est énorme de faire le pas de le dire. Ca me fait du bien de lire des gens qui osent.

    Alors, pour toi, comme pour moi, et pour toutes les personnes qui ont vécu ça, merci.

    <3

  • Répondre SAM 28 juillet 2015 sur 8 h 28 min
    Franchement quelle fille n’a pas de complexe ? Même s’ils sont minimes, quand on est ado, ça devient ÉNORMES !! Moi je n’étais pas grosse du tout mais plutôt trop maigre et c’est pour ça que certains me faisaient des réflexions. En plus j’étais grande ( à 14 ans je faisais déjà 1m75) donc pour les garçons c’était simple : je les dépassais tous d’une tête 🙂
    Pour couronner le tout, j’étais et je suis tjrs quelqu’un d’assez timide donc pas trop apte à me défendre contre les réflexions. Alors évidemment je n’ai pas autant souffert que toi et je ne suis pas tombée sur un pervers narcissique mais je pense que tout enfant et surtout ado passe par des moments difficiles. En tout cas, bel article une fois encore.
  • Répondre sophie-mum 28 juillet 2015 sur 9 h 35 min
    un joli texte et pour rep a ta question non je ne complexe pas je suis comme je suis pas parfaite de mon corps et si je plait pas ils ont qu’à regardé ailleurs tant que mon chéri me désire je m’en fou
  • Répondre Pimprenelle 28 juillet 2015 sur 9 h 46 min
    Tout pareil ! On ne m’a jamais dit que j’étais jolie ! Petite de taille (1m61) j’étais invisible et comme je ne l’ouvrais pas par timidité, je demeurais inexistante ! Quelques petits copains et enfin, mon homme ! Et la, petit à petit, j’ai pris confiance en moi ! 4 garçons plus tard, je me suis sentie enfin à ma place et mieux ! à plus de 40 ans, APRES plusieures dépressions, j’ai fait un gros burn OUT ! J’ai changé de vie ( travail, famille …un peu long a expliquer ) et petit à petit, je me reconstruis en etant aidée ( psy, yoga, écriture, sport….) Et grace à mon blog, commencé il y a 1 an et demi, je vais mieux ! Les photos et les messages me montrent que je suis jolie et que je peux plaire ! Mais, souvent j’ai l’impression que ce n’est pas moi sur les photos ! En fait, je crois que la vie qu’on a eu, fait qu’on peut avoir un regard tres dur sur soi meme ! J’ai toujours des complexes, et un manque de confiance en moi surtout quand il y a du monde ! Cela ne se voit pas sur le blog, parce que je le fais pour ma passion de la mode et mon plaisir de présenter De jolis vetements , accessoires et bijoux ! Et c’es aussi, c’est un album de photos souvenirs ! Comme quoi, l’enfance a un rôle déterminant sur notre avenir ! Pimprenelle
    http://www.cinquanteansetalors.com
  • Répondre Ginie 28 juillet 2015 sur 9 h 58 min
    Aaaah les complexes … Arriver au collège en étant une des plus grandes filles … Les bagues, l’acné, le corset disgracieux (merci la scoliose !), le look un peu garçon manqué pour cacher ces formes (que j’étais bien la seule à voir paraît-il), la susceptibilité qui te fait fondre en larmes à (presque) chaque récré … J’ai attendu d’être en 1ère pour commencer à m’en débarrasser et ça ne s’est vraiment fait que quand j’ai rencontré mon Homme 4 ans plus tard. Aujourd’hui avec ma grossesse, ces foutus complexes tentent un retour en force, que j’arrive à contrer pour le moment … Tout ça pour dire que ton texte me touche, et qu’une fois encore, il est très bien écrit ! Bises
  • Répondre Aurélie Lesmissacouettes 28 juillet 2015 sur 12 h 50 min
    j’ai un peu l’impression que tu as décrit ma jeunesse, grande grosse moche avec des lunettes et en plus très timide donc aucune répartie. Depuis ça n’a pas vraiment changé mais maintenant je m’en fou car je sais que mes filles elles m’aiment quoi qu’il arrive. En revanche lorsque je rencontre des nouvelles personnes ou avec les parents de l’école je sens bien que ce mal être est toujours là et d’ailleurs certains doivent me prendre pour une sauvage tellement je ne parle pas par peur.
  • Répondre Maia 28 juillet 2015 sur 20 h 03 min
    Ton article m’a énormément émue. Je suis pas celle quel l’on trouve si grosse mais je suis pas celle de qui on tombe amoureux. Je suis boulimique aussi et j’essaye de m’en sortir … Ton article m’a donnée une bouffée d’espoir et je construit la motivation pour mon corps de demain- merci !
  • Répondre Ptisa 29 juillet 2015 sur 8 h 32 min
    Je ne connaissais pas ton histoire. J’ai peut-être eu plus de chance parce que j’ai aussi un regard critique sur les autres et qu’en me comparant j’ai surtout remarqué qu’on s’attaquait à la plus faible et pas à la plus moche … j’ai un caractère indépendant et solitaire, je ne sais pas si ça s’est forgé à cause de ça et puis j’ai rencontré de bonnes personnes et j’ai toujours eu confiance en moi, c’est à dire que je doute comme tout le monde, mais aussi que je réussi ce que j’entreprends, à mon niveau. Belle réussite de vie que la tienne !
  • Répondre Elle 30 juillet 2015 sur 13 h 27 min
    J’ai moi aussi vécue la même histoire. Mes parents n’arrêtaient pas de déménager à cause de leur travail et je devais à chaque fois m’adapter à de nouvelles écoles, et cela tous les ans. Il me fallait des mois avant de réussir à m’intégrer complètement. C’était vraiment pénible.
  • Ecrire une réponse