Je suis cette fille au string fushia

7 janvier 2015

Cet article est le premier d’une longue série, je l’espère… Défis écriture

L’autre soir au grès d’un post sur Facebook et Instagram je vous ai mis au défi de me défier en me proposant des thèmes, des phrases que vous souhaitiez me voir aborder dans une nouvelle. Cette proposition n’est pas tombée dans l’oreille de la plus notoire des FéeLée qui m’a proposé comme thème… C’est l’histoire d’un string fushia…. ! Je choisis de commencer par celui pour commencer l’année en beauté et légèreté !

” Je suis là assise sur le bord de mon lit, le regard dans le vide je ne sais pas quoi faire. Je dois partir dans 30 minutes mais je ne suis ni habillée, ni maquillée, ce rendez-vous me stresse, des lustres que je ne suis pas sortie avec un homme, des lustres que je ne suis plus qu’une maman et redevenir femme me fait peur. Je fixe ma commode d’apothicaire chinée sur une brocante, j’adore tous ces tiroirs! J’ouvre le 3 ème en partant de la droite, celui qui renferme mes dessous… Que mettre sous cette petite robe noire? Je me la joue classique avec cette robe mais c’est une valeur sure, c’est pas moi qui le dit c’est Cristina Cordula, autant que les heures passées devant son émission me servent à quelque chose. J’ai aussi entendu dire, dans une autre émission, que les dessous sont la base de silhouette…et après avoir eu deux enfants autant vous dire que ma silhouette n’est plus la même qu’à mes 20 ans…. ni même qu’à mes 30 d’ailleurs…! Oh mon Dieu mais pourquoi j’ai accepté ce rendez-vous, j’aurais mieux fait de ne pas répondre au message de Clarisse, qui me proposait cette sortie arrangée avec son beau- frère…

En ouvrant le tiroir, j’attrape directement ma méga culotte gainante couleur chaire, un basique incontournable anti culotte de cheval et bourrelets au ventre, bref mon arme de guerre pour ce rendez-vous! Je fais tomber un petit bout de tissu, je me penche pour le ramasser, émue je découvre mon plus fidèle ami, mon string, celui pour lequel j’ai craqué il y a déjà pas mal de temps, de la lingerie de grande marque, dentelle et lacets l’ornent et une couleur à faire pâlir ma grand-mère, un fushia fluo!

La nostalgie s’empare alors de moi, il est là entre mes mains, je m’affale sur le bord de mon lit, une larme coule le long de ma joue, tous ces souvenirs que nous avons partagés lui et moi. Avant je ne me posais pas la question de ce que je mettais quand j’avais rendez vous avec un homme c’était ce string et aucun autre! Avec lui j’ai fais frémir un footballeur en me penchant pour lui rattraper son ballon, un frisson parcoure mon corps en me remémorant ces souvenirs. C’était lui mon arme de guerre, mon bazooka de l’amour, mon plus fidèle complice, celui sans qui je ne pouvais sortir. Je me souviens de ce soir, dans un bar avec Clarisse, ma meilleure amie, il y a déjà quelques années, à l’époque je portais des jupes et des pantalons serrés, les robes ne faisaient pas encore parti de ma garde robe. Ce soir là, j’arborais une jupe noire, ni trop courte, ni trop longue et un chemisier rose, j’aime plaire aux hommes mais je ne veux pas qu’on me prenne pour ce que je ne suis pas, alors pas de décolleté ni de mini jupe. On sortait du travail et on profitait de l’happy hour au bar en bas de l’agence de pub dans laquelle nous travaillons.

Comme à l’accoutumée, Clarisse et moi sommes les deux seules femmes du bar et nous rions, rions, rions, le vendredi soir est fait pour décompresser, en bonne célibataires trentenaires que nous sommes! Bien sûr beaucoup d’hommes nous regardent, je le sais, je les vois, je les observe, je choisi celui qui me plait le plus discrètement et fait mine de tourner la tête dans sa direction pour que nos regards se croisent. En une fraction de seconde, mon cœur se serre quand son regard croise le mien, qui l’eut cru moi qui voulais juste jouer avec le feu ce soir, je découvre une émotion jusqu’alors inconnue. En bonne intrépide que je suis je lâche cruellement Clarisse et me dirige vers cet homme qui me fait tant d’effet. Je prends grand soin de me baisser pour récupérer mon sac à main posé à terre, dos à lui afin que mon meilleur ami fushia, commence mon travail de séduction. Telle une panthère, je m’avance vers lui en roulant des hanches, mon regard plongé dans le sien, je sens la chaleur dans mon ventre à chaque pas qui me rapproche de lui. Je ne le lâche pas du regard, hors de question qu’une autre ma l’accapare, ce soir il sera mien! J’arrive à son niveau et sors une cigarette de mon paquet pour qu’il me l’allume, la place délicatement entre mes lèvres et les tends vers lui. Il me regarde, souris, me jauge et me dit: ” T’as pas besoin de moi pour allumer ta clope vu comment t’es chaude! “

Je ris toute seule assise sur mon lit, des années plus tard, mais ce soir là je ne rigolais pas du tout, je suis devenue plus rouge que mon chemisier, c’est la première fois que je me fais rembarrer de la sorte. Je prends conscience de mon comportement d’allumeuse, j’étais cette fille que je ne voulais pas être… Mon string fushia et moi sommes sortis en trombe du bar, laissant Clarisse déconfite quand elle nous vit franchir la porte vitesse grand V!

Dehors j’ai allumé ma clope, j’en avais vraiment besoin. Clarisse m’a rejoint et je lui ai raconté, nous avons marché vers chez moi, en maudissant les hommes comme à notre habitude.

Ce soir, des années plus tard, j’ai donc ce fameux string fushia entre les mains, mais je ne suis plus cette allumeuse que j’étais, j’aime toujours ce string, je le trouve toujours aussi beau, mais l’image qu’il donnait de moi ne me correspond plus.

Assez perdu de temps, je repose ma gaine de Mémé et mon string de putain et j’attrape une jolie culotte en dentelle noire qui correspond à la femme que je suis devenue. J’enfile une robe noire, maquille légèrement mes yeux, colore en rouge mes lèvres et me voilà prête pour cette soirée. Une fois au restaurant, je raconte à Clarisse mon dilemme et mes souvenirs à la Bridget Jones, et nous rions, rions, rions…. comme avant !”

 Dommage de m’arrêter, ce nouveau personnage m’inspire des pages et des pages et des péripéties à n’en plus finir…:-)

Envoyez moi aussi vos défis à Jesuiscettefille@gmail.com

je suis cette fille a ustring fuschia

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8 Commentaires

  • Répondre Mélissa Blanca 7 janvier 2015 sur 9 h 53 min
    Incroyable avec une petite phrase l’histoire que tu raconte waw le jour où tu écrit un livre je suis la première à l’acheter 🙂
  • Répondre Sylvaine 7 janvier 2015 sur 9 h 59 min
    Merci merci pour cette page du matin qui m a tellement fait de bien dans ma journée de tristesse , de nostalgie , de regrets pour des raisons différentes de l héroïne . Mais je me suis reconnue car la lingerie est dans le troisième tiroir ici aussi et que je string fushia Aubade collection hiver 2003-2004 je l ai ….
    Bravo et merci
  • Répondre Rach la féelée 19 janvier 2015 sur 21 h 15 min
    Juste avec un string fushia tu nous fais un roman digne de Harlequin ! Tu m’épates *__*
    • Répondre Virginie 20 janvier 2015 sur 12 h 06 min
      Merci beaucoup !!!
  • Répondre Clotilde Gay-Vérité 20 janvier 2015 sur 14 h 48 min
    Extra, je me suis même reconnue par moment, il y a de cette fille au string fuchsia en moi ^_^
  • Répondre ibizabelle 21 janvier 2015 sur 8 h 04 min
    Jolie histoire ! Moi aussi j’ai été cette fille … avant de sombrer dans la culotte confortable 🙂
  • Répondre Monica 25 février 2015 sur 11 h 37 min
    Bon j’avoue, je ne commence la lecture du string fushia QUE maintenant mais que ça fait du bien!!!
    J’ai l’impression de lire ma vie de jeune trentenaire avant d’être devenue maman!
    Je m’en vais de ce pas continuer de lire ton imagination débordante 😉
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