L’hypersensible du quotidien

15 février 2017

Vivre dans un tourbillon d’émotions intenses au quotidien. Sentir son coeur se briser en petits morceaux à chaque déception.

Voir des montagnes à gravir et sentir sa vie partir en cacahuètes à chaque grain de sable dans le rouage…. c’est ça ma vie, la vraie, celle hypersensible.
Tu me connais tu sais que je n’aime pas les nouveaux mots et encore moins entrer dans une case, mais force est de constater que cette définition me va comme un gant.

Je pleure pour un rien, mais vraiment pour rien: quand je regarde un téléfilm débile, quand ma fille a une bonne note, quand mon chien donne la patte alors que je lui ai demandé.

Je me fais des noeuds au cerveau et des scénarios dignes d’un globbuster américain quand mon mari ne répond au téléphone.

Tout me semble insurmontable dès que ça sort des plans que j’avais concocté.

C’est la fin du Monde environ 50 fois par jour.

On dit de moi que je suis sensible, parfois que j’exagère.

Mais non je n’exagère pas… ce qui peut vous sembler anodin, pour moi c’est horrible : par exemple, quand on me dit je te rappelle à 16h30 et qu’à 17h je n’ai toujours pas reçu l’appel. Et bien ça fait déjà 30 minutes que je me demande pourquoi, comment, où, quand…. et que l’attente me ronge.

Si j’ai un rendez-vous et qu’on l’annule à la dernière minute, pour moi c’est la fin du Monde, car j’avais tout prévu tout arrangé pour être dans les clous.

Je déteste les séparations, je fuis les conflits, je ne sais pas demander d’aide, ni parler argent.

Je vais toujours bien devant les autres…

Je déteste les injustices et les mensonges.

Je suis très perméable au monde qui m’entoure et j’absorbe tout, même les problèmes des autres, leurs émotions, leur souffrance… à m’en rendre malade moi-même.

J’ai souvent l’impression d’avoir fait le mauvais choix, de ne pas avoir pris en considération tous les tenants et aboutissants…

Je passe du rire aux larmes dans la même phrase, je suis toujours sur le fil, comme si ma vie allait basculer en un claquement de doigt.

Je me sens blessée par la critique et je peux ressasser ce qu’on m’a dit ou écrit pendant des heures voir des jours… alors autant vous dire que j’appréhende la sortie de mon roman et cette mise à nue de mes mots…

Je suis toujours en quête de quelque chose… de reconnaissance, j’ai peur de décevoir, d’être rejetée…

Je  ne supporte pas les odeurs fortes ni les bruits fracassants.

Je culpabilise vite de crainte d’avoir blessé par mes mots ou mes actes et le silence de mon interlocuteur me paralyse.

Je me remets en question 150 fois par mois en me demandant ce que j’ai fait de mal pour avoir ça…

J’ai besoin d’avoir un but, un sens, une direction à suivre dans la vie. Je ne veux pas d’une vie morne et monotone…

J’aimerais que tout me passe au dessus, que rien ne soit grave et important, que la fin du monde ne soit pas proche, mais je n’y arrive pas et d’après ce que j’ai pu lire, il est inutile de lutter je suis née comme ça, je mourrai comme ça…

C’est parfois, bon ok souvent, handicapant au quotidien mais je préfère le transformer en force.

Cette sensibilité exacerbée, à fleur de peau me permet de transmettre des émotions dans mes écrits.

J’ai un fort besoin de logique et de cohérence dans la vie. Je dois toujours savoir POURQUOI, ce qui fait de moi une personne curieuse.

Je préfère me dire que j’aime les gens intensément, que je vis ma vie à fond sans regrets même si j’en pleure.

C’est ça pour moi être hypersensible, vivre sa vie avec le coeur.

Etre un Marry Poppins des sentiments.

 

PS : en relisant je me rends compte que je vous ai déjà beaucoup parlé de mes sentiments divers dans d’autres articles… je vous ai remis les liens … en fait je crois que je suis une grosse dépressive mal dans sa peau non ?

Nan on va dire que je suis une artiste à fleur de peau c’est plus vendeur 🙂

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3 Commentaires

  • Répondre Delph Dolce 15 février 2017 sur 12 h 11 min
    Tu viens de me décrire à quelques maux près
    💋💋💋
    Rien à te dire pour te réconforter, juste l accepter pour “mieux” vivre tes émotions…

    Kissu

    D.

  • Répondre L. 15 février 2017 sur 13 h 01 min
    Très bien décrit. J’aurais pu écrire cet article… C’est une des choses sur lesquelles on travaille avec mon psy. Plein de courage et des bisous.
  • Répondre Argentic Fairies 16 février 2017 sur 14 h 37 min
    Je me retrouve tellement dans ce que tu dis. Courage pour affronter ça et faire face à ceux qui ne comprenne pas
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