Et puis lâcher prise … pour de vrai !

10 juin 2016

Il y a quelques mois, je disais ne pas savoir lâcher prise, et je pense que c’est toujours le cas. Je ne sais pas comment faire mais j’ai réussi, un peu sans le vouloir, ni même sans vraiment le savoir.

Tout c’est fait naturellement, comme par magie … Ou pas.

Je dirais que ça c’est plutôt fait dans la douleur. J’ai fait ce que je me refusais à faire depuis des mois. J’ai fais ce que j’aurais certainement du faire plus tôt mais que veux-tu, tant qu’on n’est pas au bord du précipice on ne voit pas le vide non ?

Mon corps m’a alerté, comme à chaque fois que je dépasse trop mes limites et je suis enfin allée voir mon docteur. Sur ma corde d’équilibriste depuis bien trop longtemps, j’étais pas loin de tomber du haut du Mont Blanc si tu veux mon avis. Comme je te racontais je n’ai pas pris ces médicaments, mais je me suis tournée vers des solutions plus naturelles mais qui étaient plus des placébos pour moi. Un moyen de se dire qu’on faisait ce qu’il fallait pour aller mieux mais en fait c’est une belle couche de fond de teint sur un bouton au réveil. Ça couvre mais ça ne soigne pas.

Je le savais… Je savais que si je voulais vraiment aller mieux, je devais me résoudre à le faire. Après tout c’est pas si terrible, des milliers de gens le font et régulièrement alors pourquoi pas moi ?

Parce que je l’ai trop fait. Parce que selon moi, je n’avais pas de raisons vraiment valables de le faire. Ma vie est belle. J’ai un mari qui m’aime et me supporte, moi et mon moral en dilettante. J’ai des enfants en pleine forme et en réussite scolaire. J’ai un boulot à coté de chez moi et bien payé.

Alors oui tout n’est pas rose tous les jours mais pour moi, à coté d’autres personnes, je suis plutôt bien, voir même très bien, lotie.

Oui…. mais non !

Je n’ai pas pour habitude de me plaindre de ma vie, je relativise sans cesse, regarde toujours à coté ce qu’ont les autres pour réaliser la chance que j’ai.

Sauf qu’au bout d’un moment, je n’arrive plus à me persuader que tout va bien. Que j’ai de la chance. Mais je ne me plains toujours pas, je garde tout enfouit au fond de moi, je me dis que si je l’enterre bien profondément ça va disparaitre. Et ça disparait … un temps ! Et ça revient, de plus belle. Et je ne dis toujours rien… J’encaisse.

Parce que MOI je n’ai pas de raisons de me plaindre vue ma vie. Parce que moi j’ai un boulot, y’en a qu’en ont pas, alors je ferme ma bouche. Parce que des amis ça va ça vient, un de perdu dix de retrouver… Parce que ne pas perdre de poids c’est pas une fatalité. Parce que de toute façons des livres édités y’en a peu donc j’avais pas de chances….

J’encaisse…

Je ne dis rien.

Je fais mine que tout va bien. Je porte à merveille ce masque en société. J’arrive même à me persuader moi-même que je vais bien et que je gère de la fougère.

Sauf que NON.

Non je ne gère plus.

Plus rien du tout.

J’ai entrepris trop de choses et j’ai vécu trop d’échecs les uns à la suite des autres pour pouvoir encaisser quoi que ce soit de plus.

Alors j’ai pleuré.

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps des heures durant. Plusieurs jours de suite. J’ai tout dis à mon mari, tout ce qui n’allait pas en ce moment, j’ai parlé, parlé, parlé… et lui m’a écouté plus ou moins patiemment à certain moment, mais toujours avec Amour. Il n’a pas tout compris au début, puis finalement il a vu cette accumulation qui me pesait bien trop. Ce poids qui me rongeait depuis des mois et m’empêchait d’avancer. Il a compris l’importance des choses que j’entreprenais et le poids que les échecs avaient sur moi.

Pour lui rien n’est jamais vraiment grave. Je suis d’accord avec ce point de vue. Je relativise sans cesse, comme je disais plus haut. Sauf, qu’à certains moments de ma vie, un détail anodin me fait sombrer dans un état dépressif. LA goutte d’eau qui a fait déborder ma baignoire d’accumulation. J’en étais arrivé là, le verre à cocktail a débordé !

Je devais me résigner, à ne plus tout vouloir faire à toux prix et en même temps.

Alors j’ai séché mes larmes et je suis repartie de l’avant.

Je me suis délestée de certains poids pour mieux me concentré sur le futur…

J’ai, malgré moi, lâché prise et PUTAIN qu’est ce que ça fait du bien !

 

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2 Commentaires

  • Répondre Elisabeth Culot 11 juin 2016 sur 1 h 18 min
    Ma belle…. c juste magnifique…..j ai l impression que tu vqi dans ma tête,que tu parles pour moi….Oh j aime tellement cette sensation d être visible par tous grâce à tes écrits.
    Continue ma belle continue à vivre,à écrire, à nous faire rire
  • Répondre froggiesmums 13 juin 2016 sur 23 h 54 min
    Ce n’est pas parce qu’il y a pire que nous qu’on n’a pas le droit de se plaindre, on a d’autre maux, différent et on a beau avoir tout et être bien, finalement on a le droit d’être mal quand même de se remettre en question de vouloir avancer et avoir des projets mais quand ça se passe pas comme on veut, ça nous pèse forcement et nous casse le moral, donc tu as le droit de te plaindre de le dire sa soulage vachement en plus.
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