Depuis quand ?

3 mars 2016

Je suis pendue à mes mails depuis plus d’un mois.

Je sursaute à chaque notification facebook.

Je vibre aussi fort que mon vibromasseur quand un numéro inconnu m’appelle moi qui n’y répondais que peu.

J’ai perdu un peu de motivation tant l’attente me ronge, je ne me sens plus tout à fait moi, une petite partie de moi-même reste accrochée à son string fuchsia comme une moule à son rocher.

Alors ce matin, prise d’un sombre délire ou d’un besoin d’auto-flagellation, j’ai envoyé un mail à mon contact de la maison d’édition. Cette aventure me ronge de l’intérieur et je dois y mettre fin rapidement, avoir une réponse, faire mon deuil ou apprendre à danser la Carioca en Louboutins. Un mois me semblait être un délai raisonnable pour les relancer surtout que la parution de la collection est prévue pour mai, alors si je dois encore réécrire certains passages je voudrais bien avoir un peu de temps devant moi. Comme à chaque fois que je leur envoi un mail, je tremble, je ne sais plus écrire, je relis 300 fois pour vérifier qu’il n’y ai pas de fautes et je clique sur envoyer avant de me rétracter. Tu sais la peur te fait faire n’importe quoi !!

Et comme à chaque fois que je leur envoie un mail j’ai un retour hyper rapide !

Je n’ose cliquer sur la réponse que m’a faite la responsable éditoriale de peur de voir mon rêve partir en fumée avec la bouffée de cigarette électronique que mon patron laisse derrière lui en fermant la porte de mon bureau …

Je sens mon pouls s’accélérer au claquement de cette dernière mais une fois n’est pas coutume ce n’est pas elle qui me fait bondir, mais ce mail que je viens d’ouvrir. Elle n’a pas encore fini de lire la seconde mouture de mon roman, mais elle constate que les modifications que j’ai apporté “relèvent indéniablement la qualité du texte ” ! Là je fais une petite danse de la joie en lisant ses mots.

Elle ajoute ensuite qu’elle n’a certes pas terminé sa lecture mais qu’elle constate que  j’ai bien tenu compte de ses remarques ! Oui je suis une bonne élève, j’écoute ce qu’on me dit, et ses remarques étaient justifiées et ses conseils avisés alors pourquoi ne pas les suivre.

En revanche elle ne peut pas me dire s’il sera publié ou non ….

Ben oui toute ma question résidait là-dedans. Vais-je oui ou non faire partie de cette élite très fermée des auteurs de romans publiés par une maison d’édition ? Vais-je enfin, après plus d’un an, atteindre ce but qui s’est dessiné au jour le jour grâce à vous ?

Depuis quelques mois, je me demande souvent depuis quand ?

Depuis quand est-ce devenu si important d’être édité ?

Depuis quand est-ce devenu le but à atteindre ?

A quel moment j’ai franchi cette ligne invisible entre le plaisir d’écrire et le but à atteindre ?

Depuis quand suis-je redevenue cette fille en quête de reconnaissance ?

Depuis quand je ne vis, ne mange, n’écris que pour ce string ?

Depuis trop longtemps c’est certain !

Alors je touche au but, je suis dans la dernière ligne droite, que le résultat soit bon ou mauvais j’aurais la satisfaction de l’avoir fait mais c’est un putain de parcours du combattant auquel tu n’es pas préparé je te le dis moi !

Il faut un temps infini entre le moment où tu décides d’écrire un livre et le moment où il sera édité, tu penses peut-être que ASAP dans le monde de l’édition ça veut dire demain ? Et bien non ma cocotte, ASAP (as soon as possible, aussi vite que possible en français) dans le monde de l’édition ça veut dire sous 1 à 2 mois, si au milieu de ça ne se faufile pas les salons du livres ou la rentrée littéraire …

Le monde de l’édition regorgent d’auteurs en herbe qui comme moi rêvent de voir leurs noms en haut d’un roman, mais le monde de l’édition est tout petit et il faut beaucoup de temps pour lire un manuscrit et le juger.

Quand je vois que la rédactrice doit lire plus de 20 manuscrits par semaine, je la plains.

Cette responsabilité, ce droit de vie ou de mort sur le rêve d’un futur auteur quelle lourde tâche à assumer.

Je ne sais pas dans quel état je serais dans les semaines à venir, car la réponse ne saurait tarder, elle m’a promis de revenir vers moi le plus vite possible avec ses impressions et une réponse claire et concrète.

Je ne sais pas comment je me relèverais de cet hypothétique échec, je vais pleurer c’est certain, je vais vous maudire aussi car tout ça ça sera à cause de vous, je vais me jurer de ne plus jamais me rêver autre que ce que je ne suis, je vais arrêter d’écrire.

Et puis comme je ne baisse jamais les bras tant que je n’ai pas obtenu ce que je veux, je continuerais à écrire sur mon blog, à vous raconter des histoires, à écrire des romans aussi. Et comme je suis un peu maso sur les bords, je jurerais à qui veut l’entendre que jamais Ô grand jamais je ne me relancerais dans cette aventure, qu’on ne m’y reprendra plus mais je sais qu’un jour je renverrai un manuscrit et je revivrai ce que je vis actuellement, parce que je sais au fond de moi, que je peux y arriver et je ferais tout pour !

Alors vous n’avez pas fini de me supporter dans tous les sens du terme, parce que, que ce livre soit publié ou non j’aurais besoin de vous. J’aurais besoin de vous dans mes coups de mou pour me booster, j’aurais besoin de vos avis objectifs parce que c’est vous qui faites l’auteur que je suis aujourd’hui.

Parce que cette aventure sans vous ne serait pas ce qu’elle est.

Parce que cette aventure sans vous ne serait pas tout court !

Tout a commencé ici, un jour de Septembre où j’ai décidé, comme une envie de pisser d’acheter ce nom de domaine et de partager avec vous ici.

depuis qaund je suis cette fille

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6 Commentaires

  • Répondre Célibette 3 mars 2016 sur 15 h 05 min
    Je croise à fond ma belle, pour que tu touches ton rêve du doigt…Que tu l’empoignes et qu’il se réalise. Ne te décourage pas. Le travail paie tôt ou tard 🙂
  • Répondre Stéphanie 3 mars 2016 sur 16 h 09 min
    mais c’est plus qu’une aventure, c’est un choix de vie, certes parallèle tant que l’on n’en vit pas, mais quand même. Alors, je te le redis, publication du SF ou pas, cela ne changera rien. Au pire ton égo en prend un petit coup, mais au mieux cela te reboostera. Et si ça fonctionne, cela ne changera rien non plus, car ton “chemin de vie” ne va pas s’arrêter au string fushia non plus. Donc… tout à gagner, rien à perdre !
  • Répondre Une parisienne à Vincennes 3 mars 2016 sur 21 h 42 min
    Allez on est de tout coeur avec toi !!
  • Répondre Rach la feelee 4 mars 2016 sur 9 h 21 min
    Même si c’est un refus tu sais que tu auras donné le meilleur de toi même, tu te seras battu pour que ton rêve se réalise.
    Mais bordel je veux que tu sois éditée ! ! Question bête. Si un éditeur te dis non, tu ne peux pas aller frapper chez un autre ?
  • Répondre SAM 13 mars 2016 sur 16 h 21 min
    Je me disais la même chose que Rach La Feelee : si jamais ce n’était pas positif ici ça ne veut pas dire que ce ne le sera pas dans une autre maison d’édition non ? Pour moi, tu as toutes tes chances, il n’y a pas de raison. Alors une fois encore je croise fort fort les doigts et on attend avec toi (ENFIN) la réponse !
  • Répondre froggiesmums 23 avril 2016 sur 18 h 46 min
    Je viens de tomber sur cette article j’espère que depuis tu as eu une bonne nouvelle.
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