A fleur de peau

6 octobre 2016

 

Je me suis longuement tâtée avant d’écrire à nouveau ici après le cataclysme que je viens de vivre. Je me suis sentie comme violée dans mon intimité, c’est assez ambigu je vous l’accorde, car quand on décide d’ouvrir un blog c’est pour qu’il soit lu. Vous avez raison, mais j’ai fait le choix de l’anonymat au début en ne parlant de mon blog à personne. Deux de mes amies sont tombées dessus lors d’un partage malheureux de ma part sur mon compte Facebook perso. Mais à part elles, personne qui me connaît en vrai, ne lit mon blog… ne lisait mon blog.

Je ne sais pas si je m’accorderai autant de libertés dans l’avenir, je ne sais pas si je retrouverai la facilité que j’avais à vous parler de moi, de mes sentiments, de ma vie, de mon passé.

Pour le moment je suis un peu bloquée, je ne sais pas ce que je peux dire, à qui, où …. Je vire légèrement parano en fin de compte mais je me soigne.

Je suis une personne que l’on peut qualifier d’hyper-sensible et tout me touche puissance 1000.

J’ai une empathie aussi grosse que mon ego, diraient certains. J’absorbe toutes les émotions mais je garde tout pour moi. Je ne dis jamais quand je vais mal mais je suis toujours là pour mes amis, dans les bons comme dans les mauvais moments.

Et force est de constater qu’en ce moment, et ce depuis de longs mois, je ne vais pas forcément très très bien … J’ai certes, un poids de moins sur mes épaules mais le choc m’assomme encore. J’oscille entre hilarité et mélancolie, entre légèreté et responsabilité. Entre joie et tristesse.

Je suis déjà, par nature, ce qu’on appelle une pleureuse. C’est simple je chiale pour un oui ou pour un non. Devant un téléfilm à la con, devant le Jt, … mais là, depuis quelques semaines c’est pire que tout, je n’en suis pas encore rendu à pleurer parce qu’il n’y a plus de fromage dans le frigo mais je sens que je n’en suis pas loin.

Je pleure quand je reçois un message pour me demander comme je vais. Quand on se soucie de moi, quand on m’oublie. Quand je sens que je ne compte pas. Je suis devenue méfiante, pour tout et avec tout le monde, même mon mari. Alors que le pauvre n’a vraiment rien fait pour mériter la situation que nous vivons aujourd’hui.

J’ai perdu ma confiance en moi. Elle va revenir je le sais, c’est le temps que tout ça passe, mais pour le moment je ne me sens pas l’âme d’une conquérante, loin de là même.

J’ai envie de ne rien faire mais je culpabilise.

Le renouveau m’attend, derrière la porte, au coin de la rue. Il me tombera sur le coin du museau quand je ne m’y attendrais pas.

En mai, je jouais à l’équilibriste sur le fil de la vie, en septembre je suis tombée mais je m’apprête à remonter de plus belle sur la corde raide et à la gravir encore plus haut.

Pour le moment, je me reconstruis pierre après pierre.

J’ai retravaillé mon roman, suite aux indications de mon éditeur. Il m’a rassuré avant que je ne lise ses conseils, sur le fait que mon roman était bon et que le but n’était que de le rendre meilleur. Je le remercie vivement d’avoir pris ces pincettes avec moi, car dans la situation où je suis il valait mieux. J’espère avoir répondu à ses attentes…

Je vais me concentrer sur ce que je nomme, mon roman, n’en déplaise à certains et je vais tout déchirer.

Parce que je ne suis pas cette fille qui déprime, je ne suis pas cette fille qui perd, je ne suis pas cette fille qu’on enterre comme ça. Je ne suis pas de celles qui baissent les bras. Moi je suis cette balle rebondissante qui va toujours plus haut, plus fort, plus vite, au risque de se casser la gueule.

Mais à quoi ça sert la vie, si c’est pas pour prendre des risques ?

J’ai toujours eu comme philosophie de vie, que je ne voulais pas me retourner sur mon parcours quand je serais vieille ( enfin plus vieille qu’aujourd’hui ! ) et en me disant : J’aurais du…

Qui ne tente rien, n’a rien…

A bientôt pour mon petit string fuchsia !

Je vous embrasse et je vous remercie d’être là.

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2 Commentaires

  • Répondre Delph Dolce 6 octobre 2016 sur 9 h 01 min
    💚

    D.

  • Répondre Marionle6tron 6 octobre 2016 sur 12 h 46 min
    C’est compliqué de se retrouver face à soi-même après une telle expérience. Je l’ai vécu il y a quelques années et je pense que c’est en partie pour ça que je ne suis pas une blogueuse assidue. Prend le temps de te retrouver, d’arrêter de “faire chier ton monde”. Tu vas rebondir, tu es forte, tu es libre et tu es une maman qui déchire 😉
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