35 jours #1

3 mars 2017

Ceci est le premier chapitre de ce que je nommerais vulgairement mon second roman… oui appelons un chat un chat !

Sauf que je ne sais pas pourquoi mais depuis que j’ai fini le string fuchsia ( qui va d’ailleurs changer de nom…) je n’arrive plus à aligner les mots et je ne sais pas si ce que j’écris est aussi bon … ( la fille qui a pris le melon bonjour…)

C’est donc là que vous entrez en jeu, comme vous l’avez fait pour le premier chapitre de mon string, je vous demande donc autant d’honnêteté..

Avez-vous envie de lire la suite ?

L’histoire de Laurie vous embarque-t-elle ?

Que va faire Maximilian à votre avis…?

Je vous laisse lire ces quelques mots…

 

1

 

« Ce matin, il y avait des milliers de diamants dans les champs.

Les gens ont dit : « c’est la gelée »

Mais moi je sais bien que c’est la Lune qui a fait craquer ses colliers »

Anne-Marie CHAPOUTON

 

1er Janvier, Toulouse, 6h30.

 

La tête posée contre la vitre, le regard dans le vide je rentre chez moi par le premier métro. Je me suis faufilée hors du lit de mon amant de la veille avant qu’il ne me sorte des phrases toutes faites pour trouver un prétexte à me revoir. Je ne me souviens ni de son prénom, ni de s’il m’a fait jouir hier soir… alors le revoir…

Mes samedis soirs se suivent et se ressemblent, tout comme mes dimanches matins. Rassembler mes affaires au pied du lit et mes idées aux quatre coins de mon cerveau, me rhabiller entre silence et précipitation, trouver la station de métro la plus proche et m’y engouffrer. Rentrer chez moi et me laver de mes péchés…

Ce matin, je suis à l’autre bout de Toulouse et il fait un froid glacial. Je regarde les stations défiler les unes après les autres, les gens monter et descendre. Les vieux qui vont au marché chargés de leurs caddies. Des ados qui rentrent probablement de boîte. Des couples prêts à s’envoyer en l’air, là sous mes yeux. L’éclectisme de cette population me surprendra toujours. Le métro : cet endroit où tout se mélange, tant les humains que leurs odeurs…

Une nausée s’empare de moi quand cette blonde monte à « Palais de Justice », elle est tombée dans un mélange de Chanel n°5 et de vinasse bon marché. Elle a la tête aussi en vrac qu’un autoportrait de Picasso. Elle semble avoir eu une nuit agitée. Je suis soulagée quand elle décide de s’installer à l’autre bout du wagon, je ne sais pas si mon estomac aurait supporté la promiscuité.

Elle se fait brancher par des jeunes légèrement éméchés dont le style dénote du sien. Escarpins versus baskets, bas versus jogging. Que veulent-ils ? D’où viennent-ils ? Où vont-ils ?

Tant de questions auxquelles la voix off coupe court en annonçant ma station. Je jette un dernier regard sur mes compagnons de voyage avant que l’escalator ne me remonte vers la surface.

 

Ça grouille ici. La vie en ville ne s’arrête pas le dimanche matin. Le marché est presque installé et les premiers clients se bousculent déjà devant les étals à la recherche du poisson ou du pain le plus frais. Je me dirige à la hâte vers chez moi, bravant le froid polaire en ce premier jour de l’année. Qu’est ce qu’elle va m’apporter comme merdes cette nouvelle année encore… ?

J’en peux plus là de tout ce qui me tombe sur le coin du nez depuis que Yann m’a quitté. Avant j’avais une vie absolument parfaite, comme en rêveraient bien des ménagères de moins de 50 ans. Un bel appartement digne d’un hors série déco de Modes et Travaux, un job de fou qui me passionne et un mec beau comme un dieu dont je suis folle amoureuse. Oui mais ça, comme dit l’adage, c’était avant… Avant que Cupidon ne se pointe et me vole mon mec, m’abandonnant lâchement sur le parvis de la mairie en robe blanche. Cinq ans foutu en l’air pourquoi ? « Par peur de l’engagement » m’a-t-il dit par sms quelques heures plus tard une fois que j’avais bien salopé tout mon rimmel et la manche de ma robe en me mouchant dedans. Mon cul oui, il s’est dit, si je l’épouse je pourrais plus aller baiser ailleurs quand elle part en voyage, elle le saura. Comme si, dès que tu te maries tu hérites d’un don de clairvoyance si t’es cocue. Je le savais qu’il me trompait, du moins j’avais des doutes. Son attitude le trahissait parfois quand je rentrais d’une mission, mais je mettais ça sous le coup de la séparation, du jetlag ou de je ne sais quoi d’autre, l’amour sûrement. On dit qu’il rend aveugle, il rend aussi un brin con je pense.

J’ai fermé les yeux pensant qu’il m’aimait, mais qu’il avait besoin de ça pour, je ne sais pas, se rassurer… j’aurais mieux fait de ne pas me voiler la face et de brandir les armes quand il était encore temps plutôt que de me ridiculiser cet après-midi de juin devant les quelques 250 invités à ce qui devait être le plus beau jour de notre vie. Certaines mariées rêvent de photos d’elles seules devant l’église, moi je rêve de photo avec mon mari… Il n’est jamais venu. Cette journée fut la pire de ma vie.

Aujourd’hui je devrais être Madame Da Silva et rentrer au bras de mon homme me désirant si fort que nous aurions eu du mal à arriver à la maison sans faire l’amour. Au lieu de ça, je suis assise sur mon canapé, enroulée dans une vieux peignoir fuchsia, à 7h du mat’, un premier janvier. PA-THE-TI-QUE.

Je vogue de lits en lits chaque week-end, écumant les bars toulousains à la recherche de celui qui divertira mon esprit pour quelques heures. Je tente de combler ce trou béant dans mon cœur par des histoires de cul, mais rien n’y fait : Yann me manque plus que tout. Je le vois partout, chaque situation que je vis me fait penser à lui, à nous. Chaque moment me rappelle un souvenir heureux, comme si notre vie se résumait aujourd’hui à des brides de visions passées, d’odeurs, de madeleine de Proust en somme.

Je trempe mes lèvres dans mon cappuccino en pianotant sur mon mac. Je relève mes mails et mes notifications sur tous les sites de rencontre où je suis inscrite… presque tous je pense. Un petit coup de Tinder, une recherche d’adoption et un Tilt plus tard me voilà sur Facebook où un message m’attend. Nous ne sommes pas ami, je trouve donc sa notification en surfant pour passer le temps. Maximilian… encore un qui va me dire qu’il est tombé amoureux de moi en regardant ma photo de profil, que je suis très jolie et qu’il veut m’épouser…. Tant qu’il ne me met pas de photo de la partie préférée de son corps ça me va, je n’ai pas envie de vomir de bon matin.

Je clique sur le message, il est écrit dans un français irréprochable, ce qui déjà me met dans de bonnes dispositions.

« Bonjour Laurie,

Je m’appelle Maximilian et je suis allemand. Je me permets de te contacter car ta photo de profil m’a interpellé. J’ai l’impression de te connaître. Enfin je crois que l’ont s’est connu, il y a de ça quelques années… Je dirais 15 ans. A Bonn. Au collège.

Es-tu déjà venue en Allemagne ?

Lors d’un échange scolaire ?

Je suis sûr de reconnaître ce regard… tes yeux bleus et cette expression, cette volonté de conquérir le Monde.

Je le reconnaîtrais entre mille.

Je t’embrasse

Max »

 

Ces mots me laissent sans voix. Maximilian. Je n’avais pas eu de nouvelles de lui depuis mes 21 ans, autant dire une éternité. Je suis surprise mais tellement flattée qu’il se souvienne de moi. Je clique sur son profil pour voir en plus grand format sa photo. Il n’a pas changé, quelques rides aux coins des yeux qui nous rappellent que le temps a passé depuis notre dernier baiser. J’observe attentivement chaque millimètre du mince cliché pour me remémorer nos souvenirs ensembles. Ces instants furtifs que nous avons partagés. Ces mots enflammés que nous échangions. Cet amour pour l’écriture que nous partagions. Cette désinvolture qui nous caractérisait.

A l’époque, je participais à un échange entre mon établissement et le sien, je recevais une correspondante allemande chez moi et quelques mois plus tard, c’était alors mon tour de goûter au voyage en bus et à une semaine de semi-liberté loin de mes parents et de mes frères. Une esquisse du bonheur.

Je l’ai rencontré la première année, alors que j’étais en quatrième. Ce jour-là je portais mon manteau rouge fétiche, un jean un peu patte d’éph’ avec mes Docs. Un bonnet de laine et une écharpe assortie. Le froid glacial du mois de Février rougissait mes joues et mon nez. Je reniflais depuis mon réveil couvant une crève digne d’un hiver austral. Je remontais la bretelle de mon Eastpack quand il me bouscula.

­­— Eh fais gaffe putain.

­­— Enschuldigung, répondit-il l’air désolé.

Il posa son doux regard sur moi s’excusant de m’avoir percuté. Il ne parlait pas français et moi peu allemand mais notre échange non verbal en disait long sur l’attraction entre nous. Il n’avait absolument rien d’un allemand comme on se l’imagine. Non lui, il était brun avec une coupe au bol, des yeux noisettes surmontés de lunettes rondes à la Harry Potter. Il était aussi grand que moi, les épaules carrées et l’allure sportive. Sa bouche était recouverte d’un cache-nez et ses mains de gants de laine. Ses joues étaient brulées par le froid. Il tenait son vélo de la main droite quand il posa ses doigts sur mon épaule plongeant son regard dans le mien. Dans un allemand rapide et presque inaudible, il baragouina je ne sais quoi. Je l’ai regardé les yeux écarquillés et lui ai demandé, dans cette langue qui n’est pas la mienne de parler moins vite. Il me réitéra ses excuses et me demanda si j’allais bien. J’ai hoché la tête et souri. Il m’a tendu la main comme il était de coutume chez mes hôtes, je lui ai serré.

­­— Je m’appelle Maximilian. Mais tu peux m’appeler Max, dit-il en articulant plus que de mesure.

Je souris, attendrie par son geste et touchée qu’il prenne conscience de mon niveau d’allemand.

­­— Et moi, je m’appelle Laurie.

­­—  A plus Laurie, alors. Tshüss.

Et il disparu dans la cour me laissant imaginer tout ce que j’aurais pu lui dire, si seulement je parlais mieux sa langue. En voilà un objectif insoupçonné pour apprendre une langue étrangère : trouver un bellâtre à séduire. Qu’on le veuille ou non, chacun trouve sa motivation où il peut. Maximilian serait la mienne ?

Ana me sortit de ma rêverie, me prévenant de notre retard imminent si nous ne bougions pas vite : le cours d’histoire allait commencer. J’ai rassemblé mes esprits et l’ai suivi dans le dédale de couloirs. Si je la perdais de vue, alors je m’engouffrerai dans les méandres du collège sans pouvoir en sortir seule… Alors je hâtais le pas pour tenir son rythme effréné.

Ana, était quant à elle, l’archétype de l’allemande : grande, blonde, la peau claire et les yeux bleus océan. Une allure svelte et sportive, ne laissant pas paraître une de ses failles : la boulimie. Un contrôle permanent de son alimentation et des moments d’égarement à profusion qui se termineront dans les toilettes…

Mon petit frère, de 6 ans à l’époque était tombé amoureux d’elle quand elle était venue en France en Octobre.

Tout le monde était déjà assis quand nous pénétrâmes dans la salle de classe. Les tables étaient disposées en U et le prof se tenait debout au milieu. J’aperçu des copines de classe déjà arrivées que je saluai de la main avant de m’asseoir à coté d’Ana. J’attrapai mes affaires dans mon sac et les posai sur mon bureau. J’écoutai attentivement le cours qui commençait, dire que je comprenais serait bien présomptueux sur mon niveau mais disons que je saisissais les grandes lignes du cours : Guerre froide. Rien de bien passionnant.

Je divaguais sur mon cahier à griffonner en repensant à mon allemand de toute à l’heure. Je levais la tête et je regardais les autres élèves qui écoutaient plus ou moins attentivement eux aussi et qu’elle ne fut pas ma surprise, quand quelques tables plus loin je croisais le regard de Maximilian. Il me sourît furtivement avant de replonger son regard sur sa table. Peur de se faire remarquer ou gêne de croiser mon regard, je le saurai quelques heures plus tard.

Ce fût notre première rencontre mais pas la dernière. Maximilian et moi avons vécu une sorte d’idylle épistolaire au rythme de mes séjours linguistiques dans son pays. Nous nous voyions 5 jours par an et ce pendant 5 ans de suite et entre mes visites nous échangions des lettres d’amour de plus en plus enflammées, lui apprenant le français et moi peaufinant mon allemand.

Le jour de mes 21 ans, je me suis rendue à Cologne pour le voir, c’était sûrement mon dernier voyage scolaire car j’étais en deuxième année de Deug et je ne comptais pas continuer. La vie nous avait séparé, il n’était pas dans la fac avec laquelle avait lieux mon échange mais nous devions nous voir à une fête organisée par notre université.

Nous avions échangé des mails ne cachant pas la joie que nous avions de nous retrouver après cette année passée loin l’un de l’autre. Bien sur la technologie avait remplacé les courriers papiers et nous abusions de mails plus rapides que l’attente du facteur mais nos échanges s’étaient espacés, le rythme de la fac étant plus intense que celui du lycée, cependant rien ne laissait entrevoir ce qu’il allait se passer.

Presque 6 ans que nous vivions cette histoire à distance parlant d’amour comme seuls les adultes devraient le faire : avec des vrais mots dont nous connaissions le sens. Il était mon âme sœur, nous étions faits l’un pour l’autre malgré les centaines de kilomètres entre nous. Nous nous sommes rencontrés à l’âge où rien n’est impossible, où l’amour n’a pas de limite si ce n’est celle de notre imagination : une chose est sûre nous en avions à revendre.

J’avais pris grand soin de coiffer mes cheveux sans cesse emmêlés, de maquiller mes yeux et ma bouche. Je portais un jean et une chemise cintrée mettant en valeur mes formes de femme. Avant de partir de chez ma correspondante, je lui ai fait un mail pour lui dire où je l’attendrai. Je suis partie avant de recevoir sa réponse mais il avait les indications, rien ne nous empêcherait de nous revoir.

Je l’ai attendu à l’endroit prévu, attendu, attendu… les minutes sont vite devenues des heures mais Maximilian n’apparaissait pas. Je ne connaissais pas ces nouveaux amis et ceux que nous avions en commun de l’époque du lycée ne le voyaient quasiment plus et étaient assez évasifs : un surplus de bière sûrement…

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, m’imaginant tout un tas de scénarios rocambolesques ayant pour fin commune : la mort de mon amoureux. Pour moi, la seule raison pour qu’il ne soit pas là est qu’il était mort ou gravement blessé, sinon pourquoi aurait-il raté notre rendez-vous ?

Son absence a gâché ma soirée et les jours à venir également. Je lui ai envoyé moult mails tous restés sans réponse. Je me suis rendue chez ses parents qui n’ont pas voulu me recevoir prétextant ne pas me connaître. Mon monde amoureux s’est effondré en une fraction de seconde quand je l’ai aperçu derrière sa mère au fond du couloir et qu’il n’a pas daigné venir me voir…

Je me suis posé tellement de question à ce moment-là et je n’étais qu’un mélange d’émotions toutes plus exacerbées les une que les autres. En quelque mois je suis passée par les sept étapes que compose le deuil : le choc, le déni, la colère, la tristesse, la résignation et enfin l’acceptation puis la reconstruction.

Je ne pensais pas, si jeune passer par des moments si douloureux, je croyais naïvement que notre histoire allait continuer comme ça encore des années, que la vie nous rapprocherait, que je pourrais aller le rejoindre en Allemagne pour le travail comme nous l’avions projeté. Je me voyais déjà vivant avec lui une vie parfaite comme nous nous l’étions promis : lui et moi, seuls au monde, bravant les regards jaloux des autres face à notre amour éternel.

Et ce matin du premier janvier, je débute l’année avec un goût amer en repensant à ce passé douloureux, à tout ce que nous aurions pu vivre, à tout ce que j’ai traversé depuis qu’il m’a quitté. On dit que le temps efface les blessures, c’est faux il les gomme tout au plus mais leurs empreintes restent indélébiles. Mon cœur s’ouvre quand je réponds au message de Maximilian. 

« Bonjour Maximilian,

Oui c’est bien moi. Je suis bien cette Laurie avec qui tu as partagé un bout de chemin et que tu as lâchement jeté comme la petite amie d’un soir au bout de 6 ans…

J’avoue que ton message me fait plaisir, je suis flattée que tu penses encore à moi, mais je ne comprends pas trop pourquoi tu me recontactes après plus de 15 ans de silence…

J’aurais aimé recevoir ce message plut tôt pour ne pas rester dans le flou tant de temps. J’aurais aimé savoir pourquoi tu as rompu de manière si brutale en faisant le mort ? J’aurais aimé comprendre …

Je ne sais pas pourquoi tu m’écris aujourd’hui… pour me donner ces réponses ? Pour me revoir ? pour passer le temps ?

Sache que je ne suis plus de celle avec qui l’on passe du bon temps et qu’on jette comme une vieille chaussette. Si tes intentions ne sont pas nobles merci de ne pas répondre à ce mail.

Je t’embrasse

Laurie »

J’hésite longuement avant d’envoyer ce message, je l’efface le trouvant trop direct et pas trop sympa et je tente de le reformuler mais force est de constater que ce sont toujours plus ou moins les mêmes sentiments qui m’animent face au mail de Maximilian. Alors quitte à le faire fuir encore une fois autant lui dire ce que j’ai sur le cœur depuis quinze ans non ? S’il y a bien quelque chose que j’ai appris durant ces années c’est que l’honnêteté paye toujours, plus ou moins tard mais elle fini par vaincre sur le mensonge. Alors je décide d’être franche quand je clique sur envoyer. J’ai réussi à vivre sans lui tout ce temps, je réussirai encore. Je ferme mon ordinateur et je vais me préparer, ce midi je mange chez mes parents histoire de bien commencer l’année.

 

En rentrant de ce magnifique repas d’hypocrisie générale, je regarde mes mails à la recherche d’une réponse… celle de Maximilian. Moi qui me vantais de n’en avoir rien à faire, je constate que finalement je suis vraiment dans l’attente d’un retour de sa part. J’ouvre Facebook et je constate que j’ai un nouveau message. Je suis au bord de l’implosion quand je découvre l’expéditeur.

« Laurie,

Je suis tellement heureux de t’avoir retrouvé.

Je comprends toutes tes questions, il est certain que je ne suis pas parti comme un gentleman et je le regrette.

Je pense beaucoup à toi depuis notre rupture. J’étais, comme on dit, jeune et insouciant et je n’avais pas le courage de faire face à mes démons. J’avais rencontré une fille avec qui je fricottais et je ne voulais pas jouer sur les deux tableaux. Je t’aimais, mais la distance me pesait et je savais, enfin je pensais, notre histoire impossible sur du long terme.

Tu sais comment sont les garçons de 21 ans… J’avais besoin de contact physique, j’avais besoin d’une autre forme d’amour que tu ne pouvais pas me donner. Les pulsions ont été plus fortes que les sentiments et je le regrette amèrement.

Aujourd’hui je sais que ma vie aurait eu un autre goût avec toi à mes côtés.

Il est impossible de rattraper le temps perdu mais accepterais-tu d’échanger sur ces bons moments autour d’un diner ? Je suis en France quelques jours début Février avant de m’envoler pour Boston, serais-tu disponible ? Vis-tu toujours à Toulouse ?

Hâte de te lire.

Je t’embrasse

Max. »

 

Les larmes perlent sur mes joues quand je finis de lire la missive de mon ancien amoureux. Il est là, le message que j’ai attendu tellement longtemps. Ces excuses, ces explications qui m’auraient permis de me sentir mieux tellement plus rapidement. Ces mots que j’ai rêvé de lire des années durant. Dire que j’ai oublié Maximilian serait sûrement le mensonge le plus honteux de ma vie. Il m’a obsédé pendant des années, j’ai pensé à lui longtemps, même quand j’étais avec Yann et encore plus après notre rupture. Notre histoire m’a marqué au fer rouge. Il a été le premier à poser ses lèvres sur les miennes, il a été le premier à prendre mon cœur, il a aussi été le premier à le piétiner.

Et aujourd’hui il entre dans ma vie par effraction brisant toutes les forteresses que j’avais érigé depuis le départ de Yann. Je ne peux pas refuser la main qu’il me tend et le destin nous joue un sacré tour en ce premier jour de janvier.

« Maximilian,

Ce mail… Si tu savais combien je l’ai attendu. L’incertitude m’a rongé longtemps après ce dernier voyage en Allemagne. Si j’avais su…

Mais comme tu le dis si bien, nous ne pouvons pas rattraper le temps perdu et le destin se joue de nous. Je serai aussi à Boston le 8 Février pour le travail. Si nos dates concordent nous pourrions nous y retrouver…

Je ne crois pas aux hasards mais ça tu le sais déjà.

Je t’embrasse.

Laurie. »

 

Ps: Merci d’avance de vos retours …. je fais pipi dans ma culotte en vous dévoilant encore un peu de mon intimité ici …. Mais vous le valez bien !

bisous

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26 Commentaires

  • Répondre Sigoillot 3 mars 2017 sur 12 h 16 min
    J adore ♥ je veux la suite… 😘😘
  • Répondre Marie 3 mars 2017 sur 15 h 36 min
    Il y a quelques tournures de phrases qui m’ont fait buter dans ma lecture mais je me suis prise au jeu. La bulle s’est formée autour de mon esprit en te lisant et j’aimerai bien savoir comment va se poursuivre cette histoire !
    Je ne saurais te dire pourquoi la mise en route d’un nouvel ouvrage est si difficile, mais je trouve que tu t’en tires très bien 🙂

    La suite, la suite, la suiiiiiiiiiiiiiiiiiite quoi ! <3

    • Répondre Virginie 3 mars 2017 sur 19 h 41 min
      Ah je veux bien que tu le dises lesquelles ! Merci ❤
  • Répondre vinie_coco 3 mars 2017 sur 16 h 21 min
    c’est sympa
    hâte d’en lire plus
    on veut savoir la suite !
  • Répondre May 3 mars 2017 sur 17 h 56 min
    Oh ça me parle beaucoup ce début de roman ! En te dévoilant, tu t’imisces en certaines de nous j’en suis sûre. En tous cas ça a réveillé des souvenirs chez moi . Ne t’arrêtes pas sur ta lancée !
    • Répondre Virginie 3 mars 2017 sur 19 h 41 min
      Oh génial alors ! L’Allemagne aussi ?
  • Répondre Sansrinoo 3 mars 2017 sur 18 h 35 min
    Envie de découvrir ce que le destin réserve à Laurie et Maximilian 😋
  • Répondre amelie 3 mars 2017 sur 22 h 29 min
    Je veux savoir la suite ! Continue c est très prometteur
  • Répondre froggiesmums 4 mars 2017 sur 0 h 19 min
    continue
  • Répondre Carole 4 mars 2017 sur 9 h 46 min
    Vite vite vite la suite 😀😀
  • Répondre Marie 4 mars 2017 sur 23 h 28 min
    Vraiment bien ! 👏🏻👏🏻👏🏻 Ça donne vraiment envie de connaître la suite ! Bravo !
  • Répondre No Emi 5 mars 2017 sur 0 h 20 min
    Merci
    Ou est la suite <3 ?
    • Répondre Virginie 8 mars 2017 sur 16 h 56 min
      Elle arrive …. je suis desssus 🙈
  • Répondre Pitch 5 mars 2017 sur 18 h 03 min
    Sympa ce début de roman
    J’ai envie de savoir la suite.
  • Répondre Mél Blanc 6 mars 2017 sur 11 h 54 min
    Elle est où la suite ?
    j’avoue avoir été captivée par ce premier chapitre !
  • Répondre Elisa 15 mars 2017 sur 9 h 44 min
    Et bien je suis comme les autres,ce début de roman ne demande que la suite. On a envie de savoir ce qu’il va se passer.
    Bonne continuation
  • Répondre Anne B. 26 mars 2017 sur 23 h 21 min
    J’ai hâte de lire la suite.
    Comme Marie, il y a quelques tournures que je trouve bizarre, mais ça ne m’a pas empêché de prendre plaisir à lire ce premier chapitre !
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